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RCA: Recrutement de 500 policiers et de 500 gendarmes

Des policiers lors de la décoration des travailleurs et agents de l’Etat à Bangui

Par Mamadou NGAINAM

Bangui 3 juillet 2019–(Ndjoni Sango): En amont, l’avis de recrutement des 500 policiers et de 500 gendarmes a été rendu public par voie de médias. Ce recrutement avait déjà été annoncé par le Président Touadéra lors de son adresse à la nation du jour de l’an et dans son discours-bilan de l’an 3, puis repris par le Premier ministre Firmin Ngrébada dans sa Déclaration de politique générale devant l’Assemblée nationale.

Le concours est ouvert aux Centrafricains des deux sexes dont l’âge varie entre 18 et 25 ans désireux d’y faire acte de candidature. A Bangui, les dossiers de candidature sont à déposer à la Mairie tandis qu’en province, ils peuvent être déposés à la préfecture, à la sous-préfecture et à la Mairie. Deux principes cardinaux vont guider cette opération, à savoir la transparence et l’intégrité. Elle se déroulera du 1er au 31 juillet 2019.

En ce qui concerne la transparence, il s’agit d’un recrutement national, inclusif, car à terme, il s’agit de doter le pays des Forces de sécurité intérieures (FSI) multiethniques et représentatives de toutes les régions de la République Centrafricaine. Il s’agit également de la transparence dans le choix censé donner la chance à chaque candidat méritant et répondant aux critères de se voir être retenu.

En effet, par le passé, l’entrée dans les rangs des Forces de défense et sécurité en Centrafrique était souvent sujette à caution au point de devenir un motif de frustration nationale. N’y entrent que les fils des hauts dirigeants et essentiellement des ressortissants de la capitale et quelques fils des privilégiés des provinces qui y parviennent à coup de népotisme et de gros moyens, certaines régions, ethnies et catégories sociales étant exclues.

La conséquence est que les Forces de défense et de sécurité en RCA n’ont jamais été véritablement républicaines d’où les frustrations ayant culminé par plus putschs militaires à échéance d’un coup d’État par décennie. Même si le principe d’un recrutement national est retenu, les dignitaires des régimes font remonter à l’État-major des armées des listes fictives en lieu et place des listes des provinces.

C’est ainsi que pour éradiquer définitivement cette pratique, un premier recrutement de 1 000 FSI dont 500 gendarmes et 500 policiers a eu lieu, ainsi que le récent recrutement des 1 023 jeunes dans les Forces armées centrafricaines (FACA) et ceci après l’annulation de la première opération diligentée par le gouvernement dans les conditions ci-dessus décrites. Le second principe de ce recrutement est l’intégrité.

Dans un contexte où la plupart des jeunes s’est directement ou indirectement adonnée aux activités des groupes armés, il faudra une expertise raffinée pour exfiltrer ceux des candidats pouvant avoir du sang sur la main.

Tout compte fait, la Réforme du secteur sécuritaire (RSS) est en marche. Elle constitue avec le Désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDRR) et la Réconciliation nationale la colonne vertébrale du retour durable de la paix en République Centrafricaine.
Notons que le niveau d’instruction requis est le brevet de collège (BC). l’année dernière, le gouvernement a recruté 250 policiers et 250 gendarmes.

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