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RCA : Une baisse de violations des droits de l’homme, selon la Minusca

Circulation dans la ville de Bangui

Par Fiacre SALABE

Bangui 9 Août 2019— (Ndjoni Sango): Lors de sa traditionnelle conférence de presse du 7 août dernier, la Mission multidimensionnelle intégrée des nations unies pour la stabilité en République centrafricaine (Minusca) a brossé le bilan des incidents liés à la situation des droits de l’homme en République centrafricaine durant les 6 mois de l’année en cours. Plus de 241 civils ont été tués par les groupes armés depuis le 1er janvier jusqu’au 31 juin dernier parmi les 1031 personnes victimes d’incidents enregistrés. Un chiffre en régression selon la mission onusienne, contrairement aux années précédentes.

La mission onusienne en Centrafrique note une légère baisse du taux des violations et abus des droits de l’homme dans le pays, après la signature de l’accord de paix. Contrairement aux années précédentes, les données sur les incidents produits durant les 6 mois de l’année en cours présente une amélioration.

 « Il y a une légère baisse du nombre des violations et abus des droits de l’homme cette année que les années précédentes. En 2017, plus de 329 personnes ont été tuées parmi les 1956 victimes d’incidents que nous avons pu enregistrer. En 2018, plus de 395 personnes qui ont été tuées parmi les 2800 victimes documentées. Nous continuons de documenter ces cas et à la fois informer les acteurs directement concernés afin de veiller à ce que les chiffres puissent être minimisés», a déclaré Musa Gassama, chef de la division des droits de l’homme de la Minusca.

La Minusca pointe du doigt, les auteurs directs de ces violations des droits de l’homme,  les 3R de Sidiki Abbas, l’UPC d’Ali Darassa et le FPRC d’Abdoulaye Issene. Pour le responsable de la division des droits de l’homme de la Minusca, Musa Gassama, plus de 241 civils ont été tués au cours des six premiers mois de l’année 2019 parmi les 1031 personnes victimes que l’institution a pues documenter.

La mission a indiqué que tous ces cas de violation grave des droits humains enregistrés seront transmis aux juridictions nationales et internationales compétentes pour que justice soit faite.

Néanmoins, la mission a souligné qu’à travers son mandat, elle ne ménagera aucun effort pour assurer la sécurité des populations civiles contre ces cas de violation des droits humains.

« La Minusca dispose d’un mandat assez robuste permettant le protection des personnes et institutions qui semblent être menacées. Dans certaines localités du pays, nous menons des opérations en synergie avec les forces armées centrafricaines (FACA), dans l’optique de prévenir ces incidents liés à la violation des droits de l’homme sur l’ensemble du territoire », a fait savoir  le porte-parole de la Minusca Vladimir Montéiro.

Il est à noter que selon le rapport rendu public par la Minusca, il y a une amélioration des cas de violation des droits de l’homme et du droit international humanitaire pour l’année en cours par rapport à la même période des années précédentes notamment 2017 et 2018. Cela s’explique par le processus de la mise en application de l’accord de Khartoum signé entre le gouvernement et les 14 groupes armés en Centrafrique.

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