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Centrafrique: « Il n’y a plus de conflit entre Chrétien et Musulman à Bangassou» dixit Imam Kobine Layama

Imam Kobine Layama@Erick Ngaba

Par Erick NGABA

Bangui 21 octobre 2018—Ndjoni Sango : La ville de Bangassou située au sud-est de la République centrafricaine retrouve relativement la cohésion sociale entre les différentes communautés. C’est ce qu’a fait savoir, l’Imam Kobine Layama qui revenait d’une mission de la plateforme des confessions religieuses dans cette ville qui a été plongée dans une violence inter-communautaire.

La cohésion sociale revient dans la ville de Bangassou entre les principales communautés de Centrafrique, Chrétien et Musulman, qui se voyaient en chien de faïence entre temps de la violence armée survenue dans la localité.

Ce climat de confiance revient petit à petit à Bangassou, ville réputée pour la cohabitation entre les communautés, grâce aux divers efforts consentis par la plateforme des confessions religieuses de Centrafrique, le gouvernement et la communauté internationale.

« J’ai rencontré toutes les entités à Bangassou, même les anciens combattants qui ont évoqué eux-mêmes le retour des déplacés chez eux. Parce qu’en restant sur le site, les gens penseront qu’il y a toujours problème Chrétien et Musulman. Or, il n’y a plus de problème entre Chrétien et Musulman à Bangassou. Chacun doit revenir chez lui, même ceux qui sont du côté de la RDC sont aussi prêts à revenir chez eux », a expliqué l’Imam Kobine Layama, l’un des leaders de la plateforme des confessions religieuses de Centrafrique

Le retour des personnes déplacées du petit séminaire de Bangassou qui sont prêts à regagner leurs domiciles est conditionné à un accompagnement pour ceux qui ont tout perdu pendant le conflit. A en croire l’Imam Kobine Layama, ces déplacés n’attendent qu’un accompagnement qui peut faciliter leur réinstallation. Car, a-t-il rapporté, beaucoup des déplacés ont perdu leurs maisons qu’il faudrait reconstruire.

« J’ai rencontré quelques ONG sur place dont certaines ont promis de faire quelques choses, en occurrence ACTED et l’OIM. Et je souhaiterais que d’autres ONG s’y ajoutent pour pouvoir accompagner vraiment ces déplacés à repartir chez eux », a-t-il ajouté.

Afin de poursuivre sa mission de paix et de cohésion sociale entre les communautés dans la région de Haut-Mbomou, la plateforme des confessions religieuses de Centrafrique a des défis à relever. Elle projette des missions de consolidation de la paix et de la cohésion dans les localités de Zémio, Gambo, Pombolo et autres villes du pays ayant vécu de tension entre les communautés.

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