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Centrafrique : « le ministre Jousso doit partir », exige le personnel du ministère des transports

le ministre des transports, Théodore Jousso@Erick Ngaba

Par Erick NGABA

Bangui 8 octobre 2018—Ndjoni Sango :  Le personnel du ministère des transports et de l’aviation civile exige la démission ou le limogeage du ministre de tutelle, Theodore Jousso. Il accuse le ministre d’être responsable de malversations financières et mauvaise gouvernance. 

« Non à l’homme du népotisme, du clientélisme, avide d’argent, spécialiste de la discrimination, de la corruption, savant diabolique de détournement des fonds publics. Théodore Jousso doit partir avant qu’il ne soit trop tard pour que la justice fasse son travail au nom du peuple centrafricain », ce sont là des écritures que l’on peut lire sur la banderole affichée à l’entrée du ministère des transports et de l’aviation civile.

Le sort du chef ministre Jousso est scellé du fait de la mobilisation du personnel des transports qui se mobilise pour en découdre avec lui.

La devanture de ce département a été occupée par les membres du syndicat dudit ministère, bloquant tout accès aux services. Un seul mot d’ordre : la démission du ministre. Tout autrement, son limogeage par le chef du gouvernement, de l’avis des leaders syndicaux.

« Nous sommes en train de réclamer la démission du ministre Jousso, du fait de népotisme, et du clanisme. Depuis qu’on a nommé le ministre Jousso au ministère des transports, il ne fait voyager, détourner et voler. Il ne s’adhère pas à la politique de rupture du chef de l’Etat. Il a commencé à détourner au niveau du ministère, de l’aéroportuaire, des travaux de route. Pour nommer les gens au niveau du ministère, il faut glisser un pot de vin. Donc nous réclamons son départ » a fait savoir Florent Ziaté, Secrétaire Général Adjoint du syndicat du ministère des transports.

D’après les responsables du syndicat, le ministre Jousso est admis à la retraire. Profitant de sa nomination, ont-ils martelé, le ministre se glorifie qu’il est le beau-frère du président de la République, Faustin Archange Touadera. Cela dit, rien ne pourra lui arriver.

« Je sais que le chef de l’Etat fait son travail comme un père de la nation. J’espère que dès qu’il voit au clair cette affaire, il prendra une décision au courant de la semaine. Mais en attendant, le premier ministre est déjà au courant parce que nous avons apporté au premier ministre les preuves de détournement », a ajouté Florent Ziaté.

Dans un mémorandum à l’attention du président de la République et du premier ministre, le syndicat du personnel du ministère des transports et de l’aviation civile a demandé aux chefs de l’exécutif de prendre une décision pour le sort du ministre Jousso.

« Excellence Monsieur le président de la République, nous, ensemble du personnel du ministère des transports et de l’aviation civile, venons très respectueusement demander à votre excellence de libérer le ministère des transports et de l’aviation civile en limogeant purement et simplement monsieur Jousso. Notre prise de position qui intervient dans un contexte particulièrement grave de l’histoire de notre département qui n’a jamais vécu une pareille situation avec les précédents ministres qui se sont succédés à sa tête depuis sa création en 1947, n’est pas un acte de défiance par rapport à votre pouvoir discrétionnaire de nomination, mais un profond cri du cœur des cadres centrafricains qui assistent impuissants à la déconfiture du département des transports qui joue un grand rôle dans le développement de notre pays », lit-on dans le référendum remis au chef de l’Etat.

Pour aller jusqu’au bout afin d’obtenir gain de cause, le personnel du ministère des transports et de l’aviation civile a promis une succession de série de grève observée. Dossier à suivre…

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