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Centrafrique : le non de la population à la « ville morte » lancée par l’opposition

défilé du 1er décembre à Bangui

Par Mamadou NGAÎNAM

Bangui 10 décembre 2018—Ndjoni Sango : La population a refusé de soutenir l’initiative de l’opposition relative à « la ville morte ». L’opposition démocratique  centrafricaine a précédemment appelé la population du 1er au 3 décembre dernier à terrer chez elle à la maison afin de forcer le gouvernement à réagir à la montée de la violence dans les régions intérieures du pays. L’action a été appelée « ville morte », mais aucune des localités du pays n’a jamais « disparu ».

La population n’a pas ignoré le jour de la proclamation de la République centrafricaine et les évènements festifs qui ont eu lieu le 1er décembre. L’opposition n’a pas réussi à boycotter la fête nationale, bien qu’il y ait eu plusieurs appels avant la « ville morte ».

C’est bien clair. Le jour de la République est une fête importante pour la RCA. En ce jour-là, en 1958, la République s’est débarrassée de l’oppression des Français ouvrant la voie à l’indépendance en août 1960.

Mais la fête s’est terminée et les citoyens n’ont pas voulu rester à la maison. Personne n’a soutenu l’action de l’opposition. Les gens faisaient leurs affaires quotidiennes. Ni les magasins ni le marché n’ont pas été fermés.

L’initiative de l’opposition a été un échec, ce qui vient de renforcer la position du gouvernement. Les résultats de l’action ont montré que les gens soutiennent généralement les autorités du pays.

D’autant plus que la situation en République Centrafricaine se stabilise progressivement même si beaucoup reste à faire dans le domaine de la sécurité souhaitée par la population. Après que le président Faustin-Archange Touadéra a pris ses fonctions en 2016, il a commencé à travailler dur pour faire sortir le pays de l’Etat de la crise. Mais les premiers résultats peuvent déjà être observés.

Avec l’aide de la Russie et du Soudan, le chef de l’Etat Centrafricain a réussi à asseoir les dirigeants des principaux groupes armés à la table des négociations. En août dernier, les rebelles ont signé à Khartoum une déclaration d’entente, une démarche soutenue par le peuple centrafricain.

Lors d’un rassemblement le 29 novembre dernier, les habitants de la capitale Bangui ont appelé Touadéra à poursuivre les pourparlers de paix à Khartoum le plus tôt possible. Ils ont souligné que la Russie et le Soudan avaient proposé à la RCA une plate-forme qui ne pouvait être négligée. C’est une véritable occasion d’instaurer la paix dans le pays.

En outre, les citoyens ont signé un communiqué dans lequel ils ont exprimé leur soutien absolu aux autorités du pays et les ont invités à obtenir la levée de l’embargo sur la livraison des armes pour les Forces Armées Centrafricaines (FACA).

La Coalition des femmes pour la paix et la reconstruction en Centrafrique (CFPRCA) a également fait une déclaration similaire. À la fin de novembre, ils ont tenu une table ronde à l’issue de laquelle ils ont signé un communiqué. Les femmes se sont associées aux appels lancés par d’autres citoyens. Ils ont demandé au président de participer aux négociations de paix dans le cadre de l’initiative africaine et du processus de Khartoum.

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