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Centrafrique: Les victimes des évènements du 29 octobre dans le 6e et 3e réclament la protection et réparation

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Le coordonnateur, linaire Mokotemapa

Les victimes des évènements malheureux du 29 octobre dernier dans le 6e et 3e arrondissement de Bangui, regroupant au sein d’une coordination, créée le 15 novembre 2015 réclament la sécurisation des populations déplacées par les forces internationales afin d’encourager leur retour et décidés de faire recours à la justice et à la réparation, a annoncé ce matin au cours d’une conférence de presse, le président de la coordination, Apollinaire Mokotemapa.

« La récente promesse gouvernementale de sécurisation de la population n’est pas encore réalisée. Ces victimes, conscientes de leur fragilité individuelle ont décidé e 15 novembre 2015 au centre Jean XXIII à Bangui, de se regrouper pour prendre leur destin en main afin d’agir ensemble, de manière pacifique et dans la légalité », dit le coordonnateur.

Dans une déclaration faite au cours de cette rencontre avec les professionnels des médias, la coordination explique de long au large cet évènement triste, soldé par des incendies des maisons et des tueries par armes à feu ou arme blanche, dont on connait jusqu’à lors le bilan officiel. Le coodonnateur a ensuite déploré le manque de volonté des autorités de transition, la MINUSCA et l’Ambassade de France d’arrêter ces attaques coordonnées ce jour contre cette paisible population du 6e et 3e arrondissement. « Dans leur débandade ou sauve qui peut, ces populations ont lancé des SOS à l’endroit des autorités Centrafricaine, de la MINUSCA, de l’Ambassade de France pour arrêter ces attaques. Aucune réaction officielle de la part de ces derniers. Ces autorités ont été ce jour, sourdes et muettes devant la détresse exprimée de la population », a-t-il martelé monsieur Apollinaire Mokotemapa avant de condamner l’inertie du gouvernement de transition, ainsi que celle de la MINUSCA et la Sangaris devant la perpétration de ces actes criminels. « Nous considérons l’attitude du gouvernement, de la MINUSCA et de la Sangaris comme un défaut d’assistance à des personnes en danger », a-t-il ajouté.

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Les victimes/@EmeryPaba

A cet effet, le devoir de protection des populations et de leurs biens s’impose aussi bien au gouvernement centrafricain, au regard de sa charte constitutionnelle de transition et des instruments juridiques internationaux ratifiés par la République Centrafricaine en cette matière et à la MINUSCA, en vertu de son mandat de protection qui concerne également la Sangaris. En conséquence, la coordination réclame en urgence, protection, pour pouvoir revisiter les lieux de drames, sauvegarder ce qui peut l’être, documenter les faits et voir la possibilité de leur réinstallation.

« Nous lançons en outre un appel aux organisations humanitaires, pour secourir les population affligées, complètement démunies, sans habitations, malades et affamées afin de leur apporter un peu de dignité. Au gouvernement de transition, pour sauver la mission de protection des populations et de leurs biens et d’engager des poursuites contre les auteurs présumés de ces crimes. A la MINUSCA et la Sangaris, d’exécuter leur mandat de protection en vertu de résolution des Nations Unies concernant le conflit en RCA », a dit Apollinaire Mokotemapa.

Il est à noter que l’attaque armée du 29 octobre, coordonnée par les milices musulmanes du PK5 dans les quartier Gbawara, Kina, Fatima, Cattin et kpèténé, les populations de ces quartiers ont quitté précipitamment leurs maison par crainte d’être tuées, ont grossi les sites des déplacé, les familles d’accueils à Bimbo et ailleurs, complètement démunies.

Prince Banda

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