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Centrafrique : « on a eu à acquérir des nouvelles techniques de combats et des tactiques » sergent Bandoka Pacôme

les FACA en fin de formation à Berengo

Interview

Par Mamadou NGAÎNAM

Bangui 19 novembre 2018—Ndjoni Sango: C’est dans le cadre de formation des Forces Armées Centrafricaines (FACA) à Berengo, à environ 80 km de Bangui, que la rédaction de Ndjoni Sango in interviewé le Sergent Bandoka Pacôme chef du groupe  du 2ème groupe de la 5ème section du 2ème bataillon d’infanterie territoriale (BIT2). Dans cette interview, il parle de différentes formations que les FACA ont reçues dont celle des instructeurs russes.

Ndjoni Sango: Bonjour Sergent.

Bandoka Pacôme : Bonjour.

Ndjoni Sango: dites-nous,  c’est depuis quand que vous êtes dans ce centre pour votre formation ?

Nous sommes ici dans ce centre depuis le 23 septembre 2018. Il y a de cela 2 mois déjà.

Ndjoni Sango: Comment vous appréciez la formation reçu à Berengo ?

Oui la formation que nous avons eu à faire ici, je vois que c’est vraiment une très bonne formation, parce que nous avons eu à acquérir beaucoup de connaissance. On a vu des nouvelles techniques bien même que nous avons fait bien d’autres avant mais ces techniques nous permettent de faire d’exploit sur le terrain.

Ndjoni Sango: Vous avez appris des techniques bien avant, aujourd’hui avec les nouvelles techniques apprises, quelle comparaison pouvez-vous nous faire ?

Ce sont des techniques de combats qu’entretemps, on a eu  à faire. Puisque avant de venir, on a passé quelque mois de formation à l’EUTEM au camp Kassaï. C’est donc après cette formation que nous sommes venus ici. Donc, ce sont des techniques qui sont presque comparables et je vois ici que c’est des bonnes techniques. Car c’est avec beaucoup de rapidité et d’agressivité que ces techniques nous permettent de mieux nous comporter et de mieux nous battre sur le terrain.

Ndjoni Sango: Donc c’est ce qui veut dire qu’il y a une nette différence entre la formation reçue à Kassaï et la formation de Bérengo ?

Ce sont des formations militaires. La formation militaire doit être une formation dure. Donc toute formation militaire n’est pas mauvaise. Avec cette formation que nous avons reçu ici, on a eu a acquérir des nouvelles techniques de combats et des tactiques. Donc c’est vraiment une très belle formation.

Ndjoni Sango: Quelle est le niveau de cohabitation entre vous et vos instructeurs russes ?

On a une très belle cohabitation avec nos instructeurs russes. On se comprend très bien et on a une très belle relation entre nous. D’ailleurs dans ce centre, chaque soir aux environs de 15 heures, on nous donne le cours de la langue russe. C’est pour nous permettre de comprendre nos instructeurs s’ils parlent en russe. A gauche et à droite  on nous donne ça pour que si on est sur le terrain avec eux, on se comprend facilement.

Ndjoni Sango: Pour finir, y a-t-il de cohésion sociale entre les musulmans et les chrétiens dans ce centre ?

L’armée est une grande famille. Etant donné que l’armée est une grande famille, on est là. Y a des chrétiens, des musulmans et même des animistes qui sont parmi nous. Et comme nous sommes censés vivre ensemble, on vit sans distinction ethnique et religieuse.

Ndjoni Sango: Nous vous remercions pour votre disponibilité.

Merci à vous pareillement.

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