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La restitution de la paix en RCA est une priorité pour le gouvernement : l’appel du MLPC a été entendu

Martin Ziguelé, président du parti MLPC, en campagne électorale

Martin Ziguelé, président du parti MLPC, en campagne électorale

Par Hermann LINGANGUE
Bangui 24 avril 2019–(Ndjoni Sango): La République Centrafricaine est sur le chemin de la paix après la signature de l’Accord de Khartoum. On peut le remarquer dans les activités du gouvernement qui comprend aujourd’hui des membres de groupes politico-militaires ainsi que des Centrafricains. On se souviens sûrement de l’impact sur la population de l’appel du Groupe de travail de la société civile d’organiser une manifestation anti-gouvernementale le 15 avril à Bangui. Pourtant, l’initiative du groupe n’a pas eu de soutien chez les Centrafricains, personne n’y a donc participé.

Pour cela, le groupe a publié un communiqué avec les accusations à l’égard du Président Touadéra en trahison et l’appel de priver les rebelles de possibilité d’obtenir les postes au gouvernement. Ils ont également réclamé auprès des autorités le règlement du problème de l’approvisionnement en eau à Bangui.

Les autorités du pays ont étudié le document, les habitants ont préféré de défendre le gouvernement. Ils ont déclaré que depuis 2011 le problème de l’eau potable surgit à Bangui presque toutes les années en raison d’une sècheresse prolongée. Le gouvernement a décidé à son tour de mettre des citernes délivrant de l’eau potable à prix bas, 1 litre pour 1 franc CFA. D’autre part, le premier ministre Ngrebada a annoncé que des moyens seraient bientôt octroyés à l’entreprise de distribution d’eau SODECA pour l’achat de nouveaux équipements.

Les Centrafricains sont sûrs que le Président Touadéra a fait un bon choix de signer l’Accord de Khartoum avec les rebelles. Des personnalités publiques ont rappelé qu’une commission spéciale de justice serait bientôt ouvert et qu’elle s’occuperait de crimes commis depuis 2013. Des représentants gouvernementaux et des groupes politico-militaires constitueront cette commission, ce qui est nécessaire pour prendre des décisions justifiées et impartiales.
En ce qui concerne les dossiers controversés qui pourront faire l’objet de désaccords, c’est bien la Cour pénale internationale qui va s’en occuper.

Tous les rebelles ayant commis des crimes durant ces années seront donc emprisonnés. C’est pourquoi le mécontentement du GTSC manque de raisons, sachant que l’appel du groupe à la déstabilisation de la situation dans le pays à l’aide des slogans similaires est aussi un crime. Bien plus que la paix est encore fragile et il faut la protéger par tout moyen existant.

Suite aux appels du GTSC son chef Crescent Bening et certains membres ont été arrêtés par la police le 18 avril. Ils ont violé les articles 285 et 292 du Code de procédure pénal et sont accusés de l’atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat et d’avoir appelé la population à la rébellion.

En outre, en avril 2018, le GTSC s’était déjà impliqué dans l’organisation d’une manifestation anti-gouvernementale. Le président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) Martin Ziguélé s’est adressé au gouvernement du pays après leur arrestation. Il a demandé de libérer les détenus et a déclaré que le pays devait suivre l’esprit des accords de Khartoum. Il a remarqué ainsi qu’aujourd’hui la paix universelle était une priorité principale pour la RCA.

Le gouvernement centrafricain a entendu l’appel du MLPC et des habitants de leur libération. Sous l’ordre du Procureur général Crescent Bening et ses alliés ont bénéficié de l’amnistie le 21 avril. Cela prouve de nouveau que la RCA est un pays démocratique et libre qui fait tout le possible pour la réalisation du plan de restitution de la paix.

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