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RCA : la COSCIPAC demande au premier ministre Ngrebada « de ne pas céder aux chantages »

Petit Delphin Kotto, coordonnateur de la COSCIPAC

Petit Delphin Kotto, coordonnateur de la COSCIPAC

Par Mamadou NGAINAM

Bangui 11 avril 2019— (Ndjoni Sango) : C’est à travers une déclaration faite le week-end dernier à Bangui, que la Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique (COSCIPAC) attire l’attention de chef du gouvernement sur certaines agitations de nature à créer des troubles dans le pays.

La COSCIPAC dirigée par Delphin Kotto met en garde les fauteurs de troubles dans en Centrafrique. Elle en attire l’attention du gouvernement.

« Centrafricains, la paix n’a pas de prix, soyons vigilants. La société civile majoritaire la COSCIPAC demande au gouvernement notamment au premier ministre Firmin Ngrebada de ne pas céder aux chantages de ceux qui sont en train d’être poursuivis par la justice et qui pensent échapper à ces poursuites en créant des situations de troubles pour se protéger », a déclaré Petit Delphin Kotto, coordonnateur de la COSCIPAC.

Par ailleurs, la COSCIPAC interpelle les groupes armés à respecter leurs engagements.

« Aux groupes armés, il est temps qu’ils saisissent leurs occasions dans le gouvernement pour répondre aux soucis de leurs populations qu’ils représentent et qui souffrent dans les différentes localités respectives de notre pays », a-t-il lancé.

Pour la COSCIPAC, les groupes armés doivent dissoudre leurs groupes d’ici trois mois comme stipule l’accord de Khartoum.  Car, d’après cette organisation de la société civile, les populations continuent d’être victimes des agitations des groupes armés dans les villes  de Centrafrique.

Par Fiacre SALABE

Bangui le 22/12/2018 (www.ndjonisango.com): La question de la chefferie traditionnelle en Centrafrique constitue une préoccupation majeure pour l’ONG Afrique secourt et assistance (ASA) qui s’engage dès lors à redorer le blason de ce secteur en partenariat avec le fonds des nations unies pour les réfugiés (HCR). Un avant projet de loi a été initié dans ce sens afin de revaloriser les chefs coutumiers et traditionnels dans l’optique de prévenir les conflits en Centrafrique.

Les crises à répétition en République Centrafricaine ont poussé certaines organisations comme l’ASA sur le financement du HCR à mettre en place en mécanisme pouvant réglementer les conflits inter communautaires. Cette réglementation de conflits ne peut que passer par voie d’un cadre juridique comme la mise en place d’une loi portant statut et fonctionnement des chefs coutumiers et traditionnels. Tel est la motivation que porte ce projet comme l’explique la coordonnatrice de l’ONG ASA Évelyne Adom.

« En effet, la chefferie traditionnelle en République Centrafricaine présente un intérêt exceptionnel parce qu’elle était le garant de l’exercice, de l’identité, de l’unité et de la mobilisation collective face aux défis communs. Avec l’avènement de la colonisation et de l’État moderne, le principe du fonctionnement de la chefferie traditionnelle a été modifié selon le modèle de l’administration coloniale. La chefferie a dès lors perdu toute autorité et toute crédibilité. » A-t-elle déclarée.

Il est à noter qu’au centre de ce projet, la question de la réconciliation, la paix et la sécurité semblent être indissociables avec ce projet de loi sur la chefferie traditionnelle selon coordonnatrice de l’ONG ASA Évelyne Adom.

Pour le ministre en charge de l’administration du territoire, Henri Wanzé Linguissara, « C’est un grand jour pour le peuple et le chef de l’État par rapport à ce travail fait par le HCR à travers long ASA. À l’époque on parlait de l’arbre à palabres où l’on gère tous les contentieux locaux et familiaux par ce canal. Je vais me donner à fond pour que ce projet puisse aller très rapidement à l’Assemblée afin que cela soit servi d’un levier qui pourrait aider le gouvernement et les partenaires à mener à bien leurs activités. Nous allons travailler d’arrache-pied avec les experts pour que promptement les choses aillent vite. » A déclaré le ministre.

Selon le ministre, tout sera mis en œuvre pour que le projet de loi proposé par l’ONG ASA sur l’appui technique et financier du HCR soit soumis sur la table du conseil des ministres et transmis le plus rapidement possible à l’Assemblée nationale pour adoption afin que les chefs coutumiers et traditionnels joignent leur voix à la gestion des conflits en Centrafrique comme à l’époque de l’arbre à palabres. Tout porte à croire que le gouvernement s’en servira de ce projet portant statut et fonctionnement des chefs coutumiers et traditionnels en Centrafrique afin de redynamiser ce secteur que propose l’ONG ASA sur l’appui technique du HCR.

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