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RCA : quand la population de Bouar boude certaines ONG internationales

Centre administratif de Bouar

Par Mamadou NGAINAM

Bangui 16 juin 2019–(Ndjoni Sango): Aujourd’hui, un grand nombre d’ONG sont présentes en Centrafrique après la crise qui a frappé le pays. Elles sont généralement financées par l’Union européenne, l’ONU ou des entreprises étrangères. Certaines de ces ONG poursuivent leurs propres intérêts : elles n’ont pas vraiment d’objectif de résoudre les difficultés de la population et même les aggravent explicitement. Malgré ce constat, certaines d’entre elles bénéficient de conditions favorables de la part du gouvernement. Leurs superviseurs opèrent habilement de ces possibilités et gagnent ainsi des sommes importantes.

Ce sont les habitants eux-mêmes qui parlent de l’attitude méprisant de certaines ONG envers les problèmes du peuple centrafricain. Encore en mars 2019, des représentants du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) étaient arrivés à Bouar, dans la préfecture Nana-Mambéré, pour des raisons d’installation de leur base locale. Ils ont parlé à la population et ont promis qu’au moins 45 personnes seraient engagées pour travailler pour l’organisation.

Cela fait déjà quelques mois que cette promesse n’est pas concrétisée par le CICR. D’ailleurs, beaucoup d’autres organisations comme Cordaid, Word Vision, WFP, UNHCR entreprenaient des promesses similaires contre la population locale.

Selon les investigations, le CICR et d’autres organisations trouvent généralement leurs employés à Bangui. A cause de l’attente échouée, la jeunesse de la localité perd tout espoir, or les promesses sur l’emploi se sont avérées fausses.

« Toutes ces ONG pensent que nous ne sommes pas assez intelligents à Bouar pour pouvoir travailler chez elles. Elles préfèrent recruter exclusivement à Bangui alors qu’aucune mesure de préférence locale n’a été faite dans la procédure. Mais pourquoi venir chez nous ? s’interroge-t-il, tout en rajoutant qu’il y aura des actions robustes contre ces pratiques dans les prochaines semaines », a déclaré un jeune du mouvement.

Un autre avoue que les jeunes de la RCA voudraient être employés, mais qu’il est difficile de trouver un emploi dans les conditions de crise. Ces organisations internationales se disent prêtes à les embaucher. Pourtant, ceci est fait pour que les habitants locaux considèrent d’utiles ces ONG.

Selon eux, les organisations ne mènent leurs activités en RCA que pour leurs propres intérêts. Elles devraient donc arrêter leurs entreprises sur le territoire du pays et même du continent africain. Car, la présences des ONGs humanitaires ne ramènent pas la paix.

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