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RCA: 8 mars,les victimes de violences sexuelles révoltées contre la MINUSCA

Par Erick NGABA

Manifestation des victimes de violences sexuelles de la Minusca vue de la caricature@Jimmy Nzeko

Bangui 10 mars 2020—(Ndjoni Sango) : Le 8 mars 2020, journée internationale de la femme, a été une aubaine pour les femmes centrafricaines de s’exprimer sur les problèmes. Dans la foulée, les victimes de viols et abus des casques onusiens n’ont pas été silencieuses sur leur situation particulière.  

Le 8 mars à Bangui, on voyait des banderoles tenir par des femmes centrafricaines qui se sont levées pour dénoncer les maux dont elles sont victimes. Sur ces banderoles, les femmes scandaient des messages à l’endroit de la MINUSCA, la Mission multidimensionnelle des Nations Unies pour la Stabilisation de la République centrafricaine.

L’on pouvait lire sur ces banderoles des messages comme: « Des centaines de femmes ont été déjà violées par des pacificateurs. Combien de victimes faut-il encore pour que cela cesse. ONU, nous sommes les femmes, pas les victimes. Nous exigeons de prendre des mesures contre les pacificateurs qui violent nos sœurs. Touadera, aidez nous à mettre fin à la violence sexuelle imputée à la MINUSCA. J’ai peur des casques bleus. MINUSCA, si tu ne peux pas mettre fin à la violence sexuelle de la part de tes soldats, comment peux-tu mettre fin à la guerre? ».

Voilà autant de messages exprimant le ras-le-bol de ces victimes qui n’aspirent qu’à la paix et à la justice qui leur sont si chères.

On a vu ces affiches sur les lieux stratégiques au centre-ville de Bangui, devant la cathédrale immaculée de la capitale, devant le complexe sportif 20.000 places de Bangui, entre autres.

Pendant que d’autres femmes se contentaient des vêtements, du repas, et de la bière à l’occasion du 8 mars, ell ont décidé de remettre sur la table de discussion et sur la place publique cette affaire qui honte la MINUSCA.

L’acte posé par ces femmes explique cet éveil de la conscience de la par des victimes de cette abomination à laquelle s’adonnent certains fonctionnaires onusiens. Car, elles sont promis de ne pas s’arrêter à ce niveau, elles iront jusqu’au bout de leur combat pour la justice et le respect de leur dignité en tant que femmes.

L’affaire de viol et abus sexuel est l’un des maux qui ternissent la réputation de la mission onusienne en République centrafricaine. En dépit de sa politique zéro impunité et tolérance zéro, cela est loin de prendre fin.