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Centrafrique: la plateforme des groupes armés estime qu’il faut laisser le temps au nouveau gouvernement de faire ses preuves

les représentants des groupes armés@Eric Ngaba
les représentants des groupes armés@Eric Ngaba

les représentants des groupes armés@Eric Ngaba

Par Eric NGABA

Bangui 26 septembre 2017 (www.ndjonisango.net): C’est dans lors d’une conférence presse tenue le mercredi dernier à Bangui que les représentants des groupes armés, réunis au sein d’une plateforme, ont fait une mise au point pour clarifier leurs avis sur le remaniement du gouvernement et le projet pilote du DDRR. L’occasion pour la plateforme de réitérer l’adhésion totale des 14 groupes armés au projet pilote du DDRR et leur approbation au 2ème gouvernement Sarandji.

Le remaniement du gouvernement est différemment apprécié par les Centrafricains de différente couche sociale. Certaines voix se sont levées au sein des groupes armés pour fustiger la composition de ce nouveau gouvernement. De l’avis de la plateforme regroupant tous les 14 groupes rebelles, il faut le temps au temps afin de préserver la paix dans le pays.

«En dépit des critiques que nous avons entendues au lendemain de la publication de ce nouveau gouvernement, il faut reconnaître qu’il y a un souci d’inclusivité et de représentativité. C’est pour cela que nous estimons qu’il faut laisser le temps à cette nouvelle équipe de faire ses preuves », a indiqué Larry Nordine Mahalba, Coordonnateur de la plateforme des groupes armés adhérés au processus DDRR.

Depuis la mise place de ce gouvernement, le 13 septembre 2017, il a eu une série de réactions enregistrées de toutes parts. Chaque acteur a eu à faire sa lecture. Du côté des groupes armés, certains gens pensent que la composition du gouvernement Sarandji 2 ne serait pas faite pour garantir le retour de la paix en Centrafrique.

Devant cette situation d’inquiétude, la plateforme des groupes armés a estimé que la situation actuelle du pays n’autorise pas qu’une autre crise inutile éclate en sus du drame que vivent certaines régions du pays.

« C’est pour nous fils et filles de Centrafrique, un devoir que de travailler à favoriser le retour d’une paix définitive dans notre pays tout en privilégiant l’intérêt supérieur de la nation. La plateforme s’oppose fermement à toutes les composantes de notre de basculer du côté de la paix », a souligné Coordonnateur de la plateforme.

Par ailleurs, la plateforme a réaffirmé l’adhésion totale des 14 groupes politico-militaires au processus du DDRR qu’elle estime être la seule et unique issue du retour à la paix en Centrafrique.  Pour illustration, 40 ex-combattants des 14 groupes armés vont incorporer l’armée nationale après une formation militaire que le ministère de la défense nationale a lancé le processus le mardi dernier.

« Nous tenons particulièrement à dire à tous les responsables des organisations politico-militaires que leur responsabilité est grande dans la situation que traversent notre pays et qu’il est anormal que les moindres occasions deviennent des tremplins pour un retour à la case de départ », a-t-il martelé.

En demandant à la communauté internationale de soutenir les efforts du gouvernement, la plateforme demande par ailleurs aux autorités politiques d’accélérer les actions du DDRR, afin de décrisper rapidement le climat social de la République centrafricaine et créer de l’emploi à la jeunesse désœuvrée.