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RCA: crise de confiance entre la Minusca et le gouvernement

EDITORIAL

Par Erick NGABA

Caricature illustrant la tension diplomatique entre la Minusca et le gouvernement centrafricain @Jimmy Nzeko

Bangui 27 février 2020—(Ndjoni Sango) : Aujourd’hui, les choses ne vont plus se passer convenablement comme auparavant. La Minusca, cette mission de l’ONU qui a perdu la confiance des Centrafricains. L’affaire des trois fonctionnaires véreux de l’ONU, à savoir Ray Torres, Directeur des affaires politiques de la Minusca, Zalko Bars Dimitroff, chef de bureau de coordination à Bangui de la Minusca, Carlos José, Responsable de la coordination du 3e arrondissement a fragilisé les relations entre la mission et les autorités centrafricaines.

Dans l’esprit de bon nombre des Centrafricains, la Minusca demeure ce qu’elle est : une mission qui ne pourra jamais pacifier la République centrafricaine comme stipule son mandat. D’aucun pense qu’une mission de l’ONU n’a arrivé à apporter la paix dans un pays. Tellement impliquée dans les plans de déstabilisation de la RCA, la Minusca est limitée dans la mise en application scrupuleuse des résolutions de l’ONU recommandant la protection des civils.

Mais on en a vu, et ce n’est un secret de polichinelle. Les civils en Centrafrique n’ont aucune protection, si bien qu’il y a des déplacements massifs de la population au moment des affrontements armés. Ce n’est pas la Minusca qui pourra dire le contraire.

Le pays regorge un nombre important des déplacés, internes et externes en dépit des efforts fournis par les autorités du pays pour que ces personnes victimes de conflit puissent regagner leurs maisons en toute tranquillité.

A l’allure où vont les choses, ll ne sera pas facile à la République centrafricaine de retrouver la stabilité. Car, la Minusca à travers ses fonctionnaires véreux, est devenu un élément contributeur à la violence. Le cas d’un casque gabonais qui était en train d’aller trafiquer illicitement des munitions d’armes aux miliciens de PK5 à Bangui l’année dernière en est une belle illustration.

L’affaire de trois fonctionnaires de la Minusca à Ray Torres, Zalko Bars Dimitroff, et Carlos José, vient démontrer à quel point la Minusca entretient l’instabilité et contribue aux violences dans le pays. Le gouvernement centrafricain à travers la ministre des affaires étrangères, Sylvie Baipo Témon, a exigé leur rapatriement pour mauvaise conduite dans l’exercice de leurs fonctions conformément aux principes de l’ONU.

Malgré tout, la Minusca refuse de se plier à cette décision du gouvernement centrafricain qui a jugé très graves les faits qui sont reprochés à ces personnes impliquées dans les violences en République centrafricaine.

Cette affaire vient une fois de plus briser le peu du niveau de confiance que les centrafricains accordent à la Minusca. C’est ce qu’a déclaré le Porte-parole de la Présidence centrafricaine, Albert Yaloké Mokpème, au cours d’un point de presse le vendredi dernier à Bangui. C’est que, « la confiance n’existe plus », même si les accusations sont à charge et à décharges contre les personnes accusées. Cela dit, la Minusca ne mérite plus la confiance des Centrafricains.