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RCA: la boulimie du pouvoir, quand tu nous tiens…

Par F. Kalmame William NDJAPOU,

L’Observateur de la vie politique, l’analyste

William Ndjapou

Bangui 12 mars 2020–(Ndjoni Sango): Mettre hors d’état de nuire et préserver les intérêts communs face à certains de ces abjects personnages publics, véreux concussionnaires avérés par le passé, sont une lutte au quotidien des différents gouvernements de la VIème République sous la houlette du Mandataire du Palais de la Renaissance. Il s’agit là d’une guerre sans merci, tout autant que celle engagée pour ramener la sécurité, afin d’asseoir définitivement la bonne gouvernance et amorcer l’essor économique du pays. Guerre, parce que les oligarques du passé n’en démordent pas avec leur goinfrerie qui les pousse à la délation. Ou ils jonchent les couloirs du pouvoir pour persuader les autorités de leur disponibilité et allégeance à servir le régime, ou ils se postent, une fois fatigués, dans un camp adverse pour fustiger, espionner les nouvelles personnalités qu’ils affublent d’accusations, de fake-news et de mépris. Pitoyable !

L’un de ces vils personnages est l’ancien ministre du KNK, Thierry Savonarole MALEYOMBO. Pourquoi s’attaque-t-il au Premier Ministre ? Ses raisons sont-elles fondées ? Quelques approches objectives pour cerner l’homme et ses prétendus soucis pour l’exemplarité feront l’objet de notre investigation.

LA PUBLICATION
Dans un post du 09 Mars en mi-journée sur Facebook, Monsieur MALEYOMBO dit ceci en substance : « Alors que je croise souvent le cortège du Président TOUADERA tôt le matin vers 8 h 30 en direction du Palais de la Renaissance pour travailler, quel exemple donné aux fonctionnaires et agents de l’Etat ainsi qu’à tous les travailleurs de la RCA si le patron de l’Administration centrafricaine, son Excellence Firmin NGREBADA, Premier Ministre, Chef du Gouvernement quitte son domicile à 10 h 33 pour se rendre à son lieu de travail ?
Du fond

En premier, des échanges ou commentaires qui ont suivi cette publication, un, plus particulièrement celui d’un Journaliste professionnel dont je tairais volontiers le nom, n’a paru judicieux et a mis en branle ma détermination à dénoncer ces attitudes de méchanceté gratuite et personnalisée, utilisée injustement pour tenir des autorités ou assouvir des vengeances intestines, instrumentalisant malheureusement les interfaces spectatrices du grand public.

En effet, oui, en effet… MALEYOMBO connait parfaitement le PM qu’il attaque. Il l’a même confirmé dans ses commentaires à ce journaliste de le persuader des limites de son post et j’en dirais plus un peu plus tard. Pour l’instant, du contenu du post, il filtre que chaque jour, à l’instar du Président de la République qui passe à 8 h 30 (selon lui), le Premier Ministre, lui, passe à 10 h 33. Car, a priori, s’il ne s’agissait que d’une fois en passant, pourquoi crier gare ? L’intéressé sait en lui qu’il diffame…
Pour l’analyste que je suis, tout d’abord poussant loin la portée éclairante, une indication horaire exacte avec les minutes bien précises est signe d’observation attentive, c’est-à-dire en terme clair, d’une personne qui espère ou surveille la survenue d’un évènement et tac, fixe le moment précis pour en rendre compte. N’est-ce pas ? MALEYOMBO serait-il à ce point un espion, inspecteur des bonnes mœurs, chargé de veiller sur l’heure du départ ou du retour du PM ? Rires…
Mais en réalité, l’on n’y perçoit là qu’une bassesse d’envieux. Les Ivoiriens lui diront « KPAKPATO » c’est-à-dire jaloux, calomnieux, vulgaire commère, racontar.

De l’apparence de la leçon donnée
On dirait : un maitre d’école à son élève… Et c’est à la fois inqualifiable et invraisemblable ! De bonne mémoire, malgré que certains aujourd’hui, à cause de leur attente personnelle non comblée, commence à s’offusquer contre l’homme, ce Premier Ministre était pourtant déclamé par tous au lendemain de sa nomination comme sérieux, laborieux, probe et efficace. D’où est venue cette attitude de « vive le président, à bas le président ; vive le général, à bas le général » ? Là encore, je dirais à MALEYOMBO : « Tais-toi, jaloux ! ».
Un Premier Ministre, au cas où monsieur l’oubli, fonctionne avec différents horaires de travail selon les activités publiques de la journée et les orientations du protocole. MALEYOMBO ignore-t-il que, selon la nature des audiences, le PM travaille au-delà des heures réglementaires pour assumer l’efficacité, la diligence et le traitement des affaires de l’Etat et ce, parfois tard dans la nuit ? Au lieu donc d’afficher une telle insuffisance d’après lui des tâches auxquelles se voue le PM sur la toile, autant nous publier carrément son programme de travail de cette journée pour gagner en crédibilité. Bref…

QUI EST LE TARTUFE MALEYOMBO ?
Le personnage n’est ni un exemple de moralité pour espérer donner une leçon, ni une référence professionnelle qui exigerait des autres une bonne gouvernance à l’emporte-pièce :
Son arrivisme

Pompiste dans une station d’essence à Montpellier, l’homme atterrit à Bangui dans la bonne grâce du Président Bozize, quelques temps après son coup d’état, n’ayant réellement aucune compétence pour prétendre à de hautes fonctions de l’Etat.
Pourtant, parachuté au Ministère de la Justice, ces lacunes de gangster ne tardèrent d’éclater au grand jour et de rejaillir devant ses collaborateurs. A telle enseigne même que feu le Magistrat GUERET François, Chargé de mission d’antan, refusant de lui serrer les fourchettes au moment de la passation lorsqu’il fut relevé à ce poste, alla jusqu’à le traiter de « petit voyou ».

Plus tard Ministre des Télécommunications, l’irréductible nommé a recommis plusieurs gaffes, de nombreux détournements des biens de Télécom, des voitures de l’Etat volées. L’ancien président Bozize a même ordonné aux forces de l’ordre de faire irruption à son domicile pour récupérer quelques voitures de SOCATEL. ECCE HOMO ou voici l’homme.

Ses crimes économiques et biens mal acquis sont imprescriptibles et iront plus loin. Il est dans les mailles de la Justice. Un contrôle ou audit des prélèvements de fonds que MALEYOMBO a effectué sur le compte d’appui aux FACA (ART) reste à ce jour à être élucidé et en suspend sur sa tête.

Le Restaurant la OUANGOLAISE, comme une maison achetée à 60 millions à SICA 1 en face du stade BONGA-BONGA des mains de l’ex-ministre délégué aux Mines et à l’hydraulique sont des biens dont, un jour, il faut en justifier la provenance.
Pourquoi s’en prend-il au Premier Ministre NGREBADA ?

Et bien, tout simplement parce que celui-ci ne lui a jamais donné ce qu’il a voulu…, a opposé un fait de non-recevoir à ses sollicitudes.
Déjà à l’Hôtel Pullman de Montparnasse, dès le lendemain de l’accession du Président à la Magistrature suprême, MALEYOMBO y est allé de pied ferme faire cour pour solliciter d’être le Maire de la ville de BANGUI, chose qu’il n’a pas obtenue. Après toute consultation, c’est le Président qui nomme, selon ses prérogatives, et après étude minutieuse et exploitation consultative de tous dossiers afférents. En aucun cas quelqu’un fut-ce-t-il son collaborateur direct, n’y a d’influence particulière. Pourquoi garder mauvaise dent contre son Directeur de cabinet d’alors ? N’est que seuls nos actes nous suivent ? Un à zéro…

Ensuite, ayant à plusieurs reprises été reçu par le PM, toujours alors Directeur de Cabinet, ce dernier ne lui a jamais tendu main du fait des casseroles clinquantes du passé qu’il traine à son actif. Deux zéro…
Autant de raisons qu’aujourd’hui au Premier Ministre, MALEYOMBO ne peut voir en cet homme, Son Excellence NGREBADA qu’un ennemi, cause de son oisiveté actuelle. Fin d’épisode.

En définitive…, est-ce justifié pour autant, qu’à cause de son ventre quasiment insatiable et boulimique, l’on s’en prenne à une autorité car il veille courageusement à la bonne gouvernance de l’Etat sous l’impulsion de celui qui lui donne entièrement sa confiance, Son Excellence le Président de la République ?

Il est temps, grand temps que certains de ces oligarques parvenus comprennent que l’heure des soudoiements et des confréries de goinfres est terminée. Il faut donc cesser toute calomnie pour bâtir la République Centrafricaine.