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Scandale sexuel en RCA: un casque bleu de la MINUSCA accusé de viol sur mineure

Par Erick NGABA

Caricature schématisant la scène de viol sur mineure par un casque bleu onusien en Centrafrique

Caricature schématisant la scène de viol sur mineure par un casque bleu onusien en Centrafrique@Jimmy Monzala

Bangui 23 février 2020—(Ndjoni Sango) : Un casque bleu de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en Centrafrique (MINUSCA), est accusé d’avoir violé par pénétration Aïchatou Gokara, une mineure âgée de 16 ans, habitant la ville de Sibut à 180 km de Bangui. Il s’agit du nommé Oumar de la nationalité burundaise, d’après des sources locales et documentaires que Ndjoni Sango a pues contacter et consulter.

La mission onusienne en République centrafricaine est une fois de plus impliquée dans l’affaire de viol sur mineure et abus sexuels qui ternit l’image de la Mission. C’est un nouveau qui est signalé dans la ville de Sibut dans la préfecture de la Kémo au centre notre de la RCA. Les informations parvenues à la rédaction de Ndjoni Sango font état de viol sur une mineure, âgée de 16 ans, en classe de CM2, à l’école de Dékoua.

« C’était dans la nuit du 25 au 26 août de l’année en cours que Omar, un éléments de la force burundaise, a pris de force mon enfant qu’il a envoyé pour lui payer de la boisson aux environs de 20 heures pour la violer. Et c’est par l’appel de sa maman en constatant son absence qu’elle a aperçu la fille sortir de leur base avec son caleçon en mains », lit-on dans la plainte adressée au sous-préfet de Dékoua par les parents de la victime dont le père Ghislain Hugues Gokara.

Dans ses investigations, la rédaction de Ndjoni Sango a pu consulter des documents de preuves à l’appui dont elle s’est procurée. Le certificat médical et scolaire, la copie de plainte des parents de la victime attestent que la victime violence sexuelle, Aïchatou Gokara, a perdu sa virginité des suites d’acte sexuel par pénétration.

Les témoignages et documents consultés par Ndjoni Sango citent le casque bleu burundais de la Minusca du nom Oumar, comme auteur de l’acte commis.

« J’ai constaté ce qui suit : examen gynécologique, l’hymen est perforé et cicatrisé. En conclusion, elle a perdu la virginité » indique le médecin chef de l’hôpital secondaire de Dékoua, Anatole Kobozo, qui a établit le certificat médical de la victime.

En dépit d’une mission d’enquête de la Minusca dans la ville de Dekoua, dirigée par Relinde Van Laar, Chef de l’équipe de la Division des investigations que Ndjoni Sango tente de joindre en vain, l’affaire tente d’être étouffée par la partie du présumé auteur. Selon les sources consultées par Ndjoni Sango, les parents de la victime continuent de subir des menaces tout azimut.

« Je demande à la MINUSCA de rendre public le rapport d’investigation effectuée à Dekoa pour apporter la lumière sur le viol d’une mineure par un soldat du contingent burundais stationné dans la sous-préfecture de Dekoa. La congrégation des sœurs de l’église Sainte-Anne de Dekoa qui comprend en son sein des religieuses de nationalité burundaise est au courant et les religieuses burundaises ont plusieurs fois invité le père de la victime pour un entretien que ce dernier a décliné. La défenseuse des droits des victimes à la MINUSCA, une certaine Nathalie s’est rendue à Dekoa pour tenter de mettre la victime dans la confusion en lui présentant plusieurs photos d’hommes en tenue, mais sans succès puisque la pauvre victime a toujours reconnu le soldat qui lui a fait ôter sa virginité », s’insurge Maurice Lenga, un cadre du ministre de la santé public, sur sa page Facebook officielle.

Interrogé par Ndjoni Sango, le porte-parole de la Minusca, Vladimir Montéiro, martèle que son institution « n’a jamais tenté d’étouffer cette affaire. Car, il y a une structure de la Minusca qui mène les enquêtes sur cette affaire de viol ».

Ce nouveau cas de viol sur une mineure vient s’ajouter à de nombreux cas de viol et abus sexuels commis par les éléments de la Minusca en République centrafricaine. Au-dessus tout, les victimes sont toujours abandonnées à leur triste sort à défaut de justice et de réparation.