
EDITO
Par Erick NGABA
Bangui 18 novembre 2024—(Ndjoni Sango): Tout se passe comme si la République centrafricaine est condamnée à subir les dicta des institutions internationales pour pouvoir survivre. Le secteur des hydrocarbures centrafricain est devenu un moyen de chantage pour toute aide internationale dont le pays a besoin.
Alors que le Fond monétaire international (FMI) devrait valider son programme d’aide à la République centrafricaine, à travers la Facilité élargie de crédit (FEC) permettant au pays de fixer son budget pour l’exercice 2025, une histoire montée de toute pièce surgit pour mettre du bâton dans la roue de ce pays qui se relève après des moments de conflits armés.
Il s’agit donc du partenariat signé entre le gouvernement centrafricain et la société Neptune pour l’approvisionnement du pays en produits hydrocarbures. On fait croire au public que la nature de ce partenariat conclu avec cette entreprise camerounaise par le truchement du ministre chargé du développement de l’énergie, Arthur Bertrand Piri, qui bloque le dossier de l’aide des institutions de Breton Wood à la République centrafricaine.
En effet, le secteur des hydrocarbures n’est pas le seul secteur concerné par la FEC du FMI, contrairement à ce que l’on veut faire croire à l’opinion publique. Le vrai problème qui se pose est faiblesse de la mobilisation des recettes domestiques par le gouvernement centrafricain. Et la mobilisation totale des recettes domestiques du pays n’est pas seulement l’apanage du Ministère de l’énergie. Car, un article d’Afrique intelligence dit que c’est le Ministre Arthur Bertrand Piri qui bloque le dossier du FMI.
D’ailleurs, le FMI pour conclure sa mission à Bangui, a demandé au gouvernement une stratégie précise de mobilisation des recettes pour les mois de novembre et décembre permettant de présenter, le 25 décembre prochain, le dossier de la RCA à son Conseil d’Administration pour approbation de FEC. Mais, pourquoi mentir à l’opinion que c’est le ministre de l’énergie qui bloque la signature de FEC avec le FMI?
Partenariat signé avec Neptune
Ce qu’on ne veut pas dire et on veut détourner l’attention de l’opinion publique se trouve ailleurs. Le vrai problème qui se pose aujourd’hui est que le FMI est contre la convention signée avec la société Neptune. Tout simplement, parce que le FMI a souhaité que le gouvernement centrafricaine signe plutôt la convention d’approvisionnement du pays en hydrocarbures avec une société française.
Or, les entreprises françaises, notamment Total Energies et Tamoil ont créé un disfonctionnement dans le secteur des hydrocarbures en Centrafrique et que le gouvernement est en train de régler. Le pays a connu, au temps de Total qui a passé de manière floue ses actifs à Tam-Oil, des moments de pénurie fabriquée des produits pétroliers.
Mais avec la convention qui lie le gouvernement et Neptune, il se trouve qu’ il n’y a plus aujourd’hui de pénurie de carburants, et de queue dans les stations-services. Aussi progressivement, les stations-services se trouvant en provinces commencent à être opérationnelles à la satisfaction de la population qui ne vit plus l’histoire de pénurie des produits pétroliers dans le pays.
Concernant la fiscalité pétrolière, elle se présente pendant des bonnes périodes entre 1,8 et 2 milliards par mois. Pour le mois de novembre courant, le montant de la fiscalité pétrolière est de 1,6 milliard.
Avec l’ouverture progressive des Stations-Services en provinces que le ministre de tutelle continue de déployer les efforts, ce montant de la fiscalité va grimper. Dossier à suivre…