Par Alfred RONYS YEMETCHIPA SAWOUYA
Bangui 25 février 2025 –(Ndjoni Sango) : Suivant le calendrier lunaire des Musulmans pour observer le mois du Ramadan, les fidèles musulmans de Centrafrique sont dans l’attente du ramadan qui se pointe à l’horizon. Une occasion pour eux de jeûner et prier, d’observer une vie d’abstinence pour susciter la grâce de Dieu en vue d’obtenir sa faveur pour le pardon de leurs péchés et pour la réconciliation afin que la paix revienne définitivement en République Centrafricaine.
Chaque année les fidèles musulmans consacrent un temps pour la prière dans le pays pour implorer le pardon de Dieu, pour les fautes commises qui sont sources de division et des conflits dans le pays. A travers ces moments de jeûne et des prières les fidèles musulmans sont dans l’espoir qu’un jour Dieu donne la paix définitive au peuple centrafricain.
Selon Abdraman Balezou l’ancien muezzin de la mosquée de Combattant le ramadan est dans les 5 piliers de l’islam et c’est obligatoire pour tout bon fidèle musulman.
« Comme tout bon musulman il est obligatoire d’observer un mois de ramadan selon les conditions suivantes. Celui qui est malade n’est pas autorisé sinon ce dernier peut compter le nombre des jours non observés et les payer après rétablissement. A ce sujet celui qui est malade n’observe pas le ramadan voire quelqu’un dans un état critique », a-t-il expliqué
II ajoute que le trésor appartient à Dieu et c’est lui qui donne à il veut et la cherté de la vie ne doit pas être un prétexte pour abandonner le ramadan.
« On ne peut pas abandonner le ramadan à cause de la nourriture alors que l’homme ne doit pas vivre seulement du pain mais de la parole puissante de Dieu. Nous vénérons le bon Dieu et non la nourriture. L’augmentation des prix des aliments courants ne doit pas influencer la prière que nous faisons chaque année pour implorer la bénédiction divine. L’islam est une religion et le fidèle musulman doit avoir la crainte de Dieu dans ses relations avec son prochain tout en faisant preuve d’humanisme dans les commerces pour bénéficier de la grâce de Dieu », a-t-il signifié
II convient de signaler que le mois de ramadan connait toujours une spéculation pour les commerces qui désobéissent à la loi et, interpelle les autorités à la vigilance.
II a par ailleurs rappelé que la paix est le gage de tout développement voire maillon de la libre circulation des biens et des personnes.