Par Erick NGABA
Bangui 6 janvier 2026—(Ndjoni Sango): La République centrafricaine vient de livrer un verdict électoral sans équivoque. Selon les résultats provisoires rendus publics lundi soir par l’Autorité nationale des élections (ANE), le président sortant Faustin Archange Touadéra est largement arrivé en tête de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, avec 76,15 % des suffrages exprimés sur un taux de participation à 52,42%, scellant une victoire nette dès le premier tour.
Ce score sans appel traduit un plébiscite populaire en faveur du chef de l’État sortant, porté par un électorat qui semble avoir privilégié la continuité, la stabilité institutionnelle et la préservation des acquis sécuritaires et politiques obtenus ces dernières années.
Face à lui, son principal challenger, Anicet Georges Dologuélé, n’a recueilli que 14,66 % des voix, un écart significatif qui met en lumière les limites de son ancrage électoral.
Comme le prévoit la Constitution et le Code électoral, ces résultats demeurent provisoires. Le Conseil constitutionnel, seul habilité à proclamer les résultats définitifs, dispose d’un délai de quinze jours pour examiner les éventuels recours. Toutefois, au regard de l’ampleur de l’écart, peu d’observateurs doutent de l’issue finale du processus.
Si ces chiffres sont confirmés, Faustin Archange Touadéra entamera un nouveau mandat de sept ans, le premier sous l’empire de la Constitution de 2023. Un mandat qui s’annonce décisif pour la consolidation de la paix, le renforcement de la souveraineté nationale et la poursuite des réformes structurelles engagées dans un pays longtemps éprouvé par les crises politiques et sécuritaires.
Dans ce contexte post-électoral, de nombreuses voix dont acteurs politiques, société civile et partenaires internationaux, appellent à la retenue et au respect des institutions. Un appel à la responsabilité collective, alors que la Centrafrique semble avoir fait, par les urnes, le choix clair de la stabilité plutôt que de l’aventure.
Plus qu’une victoire électorale, ce scrutin apparaît comme un signal politique fort, celui d’un peuple qui entend tourner durablement la page de l’instabilité et poursuivre sa marche vers un État consolidé, souverain et apaisé.





































