Par Mamadou NGAINAM
Bangui 9 février 2026–(Ndjoni Sango): Le coordinateur du Mouvement panafricain pour une Afrique libre (MPAL), Socrate Gutenberg Taramboye, a vivement critiqué la posture adoptée par le leader de l’opposition, Anicet Georges Dologuélé, qu’il accuse de s’inscrire dans une logique « non démocratique » à travers sa politique dite de la « chaise vide ».
Cette prise de position intervient dans le contexte post-électoral, à la suite de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025 en République centrafricaine. Le scrutin, remporté dès le premier tour par le candidat du mouvement Cœurs Unis, le professeur Faustin Archange Touadéra, avec 77,90 % des suffrages, a été suivi d’un appel au dialogue lancé par le chef de l’État réélu à l’ensemble de ses adversaires.
Dans un esprit de concertation et de valeurs républicaines, plusieurs candidats malheureux ont répondu favorablement à cette invitation, privilégiant, selon eux, l’intérêt supérieur de la nation. Parmi les six opposants au président Touadéra, cinq ont accepté de rencontrer le vainqueur du scrutin afin d’échanger sur l’avenir du pays.
En revanche, Anicet Georges Dologuélé a été le seul à décliner cette démarche, suscitant de nombreuses réactions au sein de la classe politique et de la société civile.
Taramboye fustige une attitude « antidémocratique »
Pour Socrate Gutenberg Taramboye, ce refus constitue une entorse aux principes démocratiques. « Chaque leader a sa propre vision des choses. Si M. Anicet Georges Dologuélé refuse aujourd’hui de rencontrer son frère, le professeur Faustin Archange Touadéra, il a peut-être ses raisons. Mais, à mon avis, ce n’est pas très démocratique », a-t-il déclaré.
Le coordinateur du MPAL estime qu’un acteur politique engagé dans un processus électoral doit accepter l’issue des urnes, qu’elle soit favorable ou non. « Lorsqu’on est un leader et qu’on participe à des élections, il faut comprendre que l’on peut gagner ou perdre. Mais en cas de défaite, il faut rester démocrate : il faut prendre contact avec l’adversaire et discuter de la manière dont nous pouvons développer notre pays ensemble », a-t-il insisté.
Profitant de cette occasion, Socrate Gutenberg Taramboye a salué l’attitude des autres candidats de l’opposition qui ont choisi la voie du dialogue et de la coopération. Selon lui, cette démarche témoigne d’un sens élevé des responsabilités et d’un engagement en faveur des intérêts du peuple centrafricain.
Parmi ceux ayant répondu favorablement à l’invitation présidentielle figurent Eddy Symphorien Kparékouti, Marcelin Yalemendé, Henri-Marie Dondra, Serge Ghislain Djorie et Aristide Briand Reboas.
Le cas d’Anicet Georges Dologuélé reste, quant à lui, une exception notable. Pour plusieurs observateurs, cette position serait motivée par des considérations personnelles plutôt que par une vision constructive du dialogue politique.
Dans un contexte où la RCA cherche à consolider la paix et la cohésion nationale, de nombreuses voix appellent désormais à dépasser les clivages pour privilégier l’unité et la stabilité du pays.






































