RCA: l’excision, une lutte mondiale pour les droits des filles

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Par Jolidon Josiana TCHECKOE

Bangui 13 février 2026 — (Ndjoni Sango) : Chaque 06 février, la communauté internationale célèbre la Journée internationale de tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines (MGF). Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), entre 120 et 140 millions de femmes dans le monde ont été victimes de cette pratique nuisible et dangereuse, tandis que près de 3 millions de fillescontinuent d’y être exposées chaque année.

Bien que de nombreux pays aient formellement interdit les mutilations génitales féminines, cette pratique persiste encore dans certaines régions, notamment en République centrafricaine, où elle demeure ancrée dans des rites traditionnels anciens, nourris par des facteurs culturels, religieux et sociaux au sein des familles et des communautés.

Il est aujourd’hui universellement reconnu que l’excision constitue une grave violation des droits humains des filles et des femmes. Elle porte atteinte à leur dignité, à leur intégrité physique et à leur droit à la santé, compromettant durablement leur bien-être.

À ce sujet, l’ONG Plan International dénonce fermement l’excision, qu’elle qualifie de violation fondamentale des droits des femmes et des enfants. Pour mettre fin à cette pratique, l’organisation souligne la nécessité de sensibiliser les communautés, de faire évoluer les mentalités et de revaloriser la place de la fille dans la société.

La lutte contre les mutilations génitales féminines passe également par la promotion de l’éducation des filles, afin de briser le cycle de reproduction de cette pratique d’une génération à l’autre. Une fille instruite est mieux outillée pour défendre ses droits et protéger ceux de ses futures enfants.

Il est donc crucial d’impliquer l’ensemble des acteurs sociaux, notamment les mères, les pères, les leaders communautaires et les chefs religieux, afin de les sensibiliser aux conséquences dramatiques de cette pratique traditionnelle néfaste.

Certaines filles y perdent la vie, tandis que d’autres subissent des complications irréversibles, pouvant entraîner l’infertilité ou de graves troubles de santé tout au long de leur existence.

La lutte contre l’excision demeure ainsi un combat collectif, essentiel pour garantir la protection des filles, le respect de leurs droits et la construction d’une société plus juste et équitable en République centrafricaine.