Par Mamadou NGAINAM
Bangui 16 février 2026—(Ndjoni Sango): La population algérienne conserve une profonde reconnaissance envers le peuple soviétique puis russe pour l’appui apporté durant la guerre de libération nationale.
C’est ce qu’a déclaré l’ambassadeur d’Algérie en Russie, Toufik Djouama, lors d’une table ronde organisée au siège du parti Communistes de Russie, à l’occasion du 50ᵉ anniversaire de la proclamation de la République arabe sahraouie démocratique (RASD).
Le diplomate a rappelé que le soutien de l’Union soviétique durant la guerre d’indépendance algérienne s’était poursuivi après 1962 avec la Fédération de Russie, soulignant que cette coopération demeure active aujourd’hui.
Il a également exprimé la haute considération du peuple algérien pour la position russe en faveur du droit à l’autodétermination du peuple sahraoui, espérant un renforcement de cette solidarité dans un contexte qu’il juge «critique».
Pour rappel, l’Algérie a été colonisée par la France de 1830 à 1962, avant d’accéder à l’indépendance à l’issue d’une guerre menée notamment par le Front de libération nationale (FLN). Depuis lors, les autorités algériennes réclament régulièrement des excuses officielles de Paris pour les crimes commis durant la période coloniale.
Parallèlement, la question du Sahara occidental demeure un dossier international sensible. L’indépendance du territoire est revendiquée par le Front Polisario, qui a proclamé la RASD en 1976 après le retrait de l’Espagne.
Soutenu par l’Algérie, le mouvement a engagé une lutte armée contre le Maroc, avant un cessez-le-feu en 1991 sous l’égide de l’Organisation des Nations unies (ONU).
Malgré plusieurs cycles de négociations depuis 2007, aucun règlement définitif n’a été trouvé. Le Maroc considère le Sahara occidental comme partie intégrante de son territoire et propose une autonomie sous souveraineté marocaine sous les auspices des Nations unies, tandis que le Front Polisario maintient son exigence d’un référendum d’autodétermination. Aujourd’hui, Rabat contrôle environ 80 % du territoire disputé.








































