Par Erick NGABA
Bangui 16 février 2026—(Ndjoni Sango) : Sur Hautes instructions du Roi Mohammed VI, le gouvernement marocain a lancé un vaste programme d’aide et de soutien en faveur des familles touchées par les intempéries exceptionnelles survenues ces deux derniers mois, notamment dans les régions du Gharb et du Loukkos.
L’annonce a été faite jeudi 12 février 2026 dans un communiqué officiel du Département du Chef du gouvernement. Les fortes pluies et inondations ont particulièrement affecté les provinces de Larache, Kénitra, Sidi Kacem et Sidi Slimane, désormais déclarées zones sinistrées par arrêté gouvernemental.
Le programme, doté d’un budget prévisionnel de 3 milliards de dirhams, repose sur une évaluation détaillée des impacts économiques et sociaux enregistrés sur le terrain.
Le plan d’intervention s’articule autour de plusieurs axes prioritaires. Une enveloppe de 775 millions de dirhams est destinée au relogement des sinistrés, à la compensation des pertes de revenus, à la réhabilitation des habitations et commerces endommagés ainsi qu’à la reconstruction des logements effondrés.
Par ailleurs, 225 millions de dirhams sont consacrés aux aides d’urgence en nature et au renforcement des opérations d’intervention sur le terrain afin de répondre aux besoins immédiats des populations.
Le secteur agricole bénéficie également d’un appui spécifique de 300 millions de dirhams en faveur des agriculteurs et éleveurs affectés. La plus grande part du financement, soit 1,7 milliard de dirhams, est réservée à la réhabilitation des infrastructures routières, hydroagricoles et des réseaux de base endommagés par les inondations.
Selon le communiqué, le Souverain marocain a insisté pour que ce programme soit exécuté avec célérité, rigueur et sens de responsabilité, afin de permettre aux populations concernées de retrouver rapidement des conditions de vie normales.
Les intempéries ont provoqué l’inondation de plus de 110 000 hectares et entraîné le déplacement d’environ 188 000 personnes dans les zones touchées, illustrant l’ampleur des dégâts et la nécessité d’une réponse publique rapide et coordonnée dans le Maroc.






































