RCA: Touadéra appelle au changement de mentalité une 7ᵉ République compétitive et souveraine

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Le Chef de l'Etat centrafricain Faustin Archange Touadéra

Par Alfred Ronys Yemetchipa

Bangui 18 février 2026 – (Ndjoni Sango) : La naissance de la 7ᵉ République en République centrafricaine ne saurait être perçue comme une simple transition institutionnelle. Elle constitue un tournant historique majeur, à travers lequel le président Faustin Archange Touadéra lance un appel clair et sans équivoque pour rompre définitivement avec les pratiques non compétitives qui ont longtemps freiné l’essor national.

À la lumière des expériences du passé, le constat est sans appel. Pendant des années, la complaisance, le favoritisme et l’absence d’une véritable culture de performance ont contribué à affaiblir l’État et à décourager l’initiative individuelle.

Les conséquences demeurent visibles : administrations peu performantes, opportunités manquées, perte de confiance des citoyens et réticence des partenaires au développement.

Conscient de ces enjeux, le chef de l’État estime que l’heure n’est plus aux demi-mesures. La 7ᵉ République impose une rupture profonde. Elle exige que chaque responsable public rende compte de ses actes, que le mérite prime sur les réseaux d’influence et que les compétences l’emportent sur les habitudes héritées du passé.

Le changement de mentalité apparaît ainsi non pas comme une option, mais comme une condition de survie institutionnelle et économique. Instaurer une culture du mérite et de l’excellence devient indispensable pour permettre un véritable épanouissement de la nation centrafricaine.

La compétitivité, souligne-t-on dans les cercles gouvernementaux, ne se décrète pas : elle se construit. Elle repose sur la discipline, l’intégrité et l’excellence. Sous l’impulsion du président Touadéra, la 7ᵉ République ambitionne de replacer ces valeurs au cœur de l’action publique, notamment à travers la tolérance zéro face à la corruption et aux passe-droits, la promotion des talents nationaux, la modernisation de l’administration et l’encouragement d’un secteur privé dynamique et innovant. L’objectif est de transformer l’État en moteur de développement plutôt qu’en frein.

Cet appel au changement de mentalité ne fait aucune exception. Il interpelle les fonctionnaires, les entrepreneurs, les étudiants ainsi que les leaders communautaires, tous appelés à incarner cette nouvelle culture fondée sur la responsabilité et la performance.

Dans cette dynamique visant à faire de la République centrafricaine un État fort et respecté, le président Touadéra pose ainsi les bases d’une refondation nationale. Rompre avec les pratiques non compétitives, conjugué à la volonté collective d’adopter une nouvelle manière de penser et d’agir, pourrait permettre au pays de franchir un cap décisif vers l’émergence.