Par Alfred RONYS YEMETCHIPA
Bangui 19 février 2026 – (Ndjoni Sango) : Un événement spirituel majeur marque ce jour en République centrafricaine avec le début simultané du Carême chez les chrétiens et du Ramadan chez les musulmans. Ces deux périodes de jeûne, riches en symboles religieux et spirituels, constituent des moments privilégiés de purification de l’âme, de prière fervente et de rapprochement avec Dieu.
Dans un pays où la foi occupe une place importante dans la vie quotidienne, cette coïncidence invite à une réflexion profonde sur la solidarité, l’unité nationale et la paix.
En effet, le Carême, qui commence aujourd’hui pour les catholiques et les protestants, ouvre quarante jours d’introspection spirituelle, marqués par la prière, la pénitence, l’abstinence et la charité. Ce cheminement vers Pâques appelle les fidèles à se détourner des tentations matérielles pour se rapprocher de Dieu dans l’humilité.
Il s’agit d’une véritable école de conversion intérieure, où chaque chrétien est invité à purifier son cœur, à se libérer de ses attachements et à nourrir son âme par la Parole de Dieu.
En République centrafricaine, cette période est vécue avec une ferveur particulière. Les églises accueillent de nombreux fidèles pour les célébrations pénitentielles et les moments de réconciliation.
Chaque geste de foi devient un moyen d’approfondir la vie spirituelle tout en traduisant l’amour du Christ à travers des œuvres de charité envers les plus démunis. La générosité prend ainsi une dimension sacrée, inspirée par l’exemple du sacrifice du Christ pour l’humanité.
Parallèlement, les musulmans centrafricains entament également ce mercredi 18 février 2026 le mois sacré du Ramadan. Profondément ancré dans la tradition islamique, ce temps est consacré à la purification spirituelle et au rapprochement avec Dieu.
Durant cette période, les fidèles s’abstiennent de manger, de boire et de satisfaire certains besoins physiques de l’aube au coucher du soleil, dans un esprit de discipline, d’humilité et d’obéissance divine. Le jeûne devient ainsi un acte de foi qui recentre l’individu sur l’essentiel : la prière, la méditation et la gratitude envers Allah.
Le Ramadan est également un temps de grande générosité. Les musulmans multiplient les actes de solidarité, notamment à travers la Zakat (aumône), destinée à soutenir les personnes vulnérables. Les repas de rupture du jeûne, appelés iftar, constituent quant à eux des moments de communion familiale et communautaire, renforçant les liens sociaux et l’esprit de fraternité.
Dans un contexte marqué par des défis sociaux et politiques, ce double début de jeûne apparaît comme une opportunité de réconciliation et de renforcement du vivre-ensemble. Les gestes de solidarité, les prières collectives et les actions caritatives deviennent des instruments puissants de guérison sociale et de rapprochement entre les communautés.









































