RCA: les instructeurs russes, des piliers alliés des FACA dans la quête de la stabilité

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Un instruction russe au centre de formation militaire de Berengo en Centrafrique

Par Roosevelt Arobazayas

Bangui 24 février 2026–(Ndjoni Sango) : Dans un contexte régional longtemps marqué par l’instabilité et les ingérences extérieures, la République centrafricaine a opéré un choix stratégique assumé, celui d’une diplomatie militaire pragmatique fondée sur la diversification de ses partenariats.

La coopération avec la Russie s’inscrit ainsi dans une dynamique visant la reconquête de l’autorité de l’État par les Forces armées centrafricaines (FACA) et la reconstruction nationale.

Pendant plusieurs années, l’État centrafricain a été fragilisé par des rébellions successives, des crises politiques et une insécurité persistante ayant entravé le développement économique et social. Aujourd’hui, sous l’impulsion des autorités de Bangui, une ligne sécuritaire claire se dessine, excluant tout compromis avec les groupes armés qui menacent la stabilité nationale.

Cette posture de fermeté relève moins d’un choix idéologique que d’une nécessité souveraine. La construction d’une paix durable suppose le rétablissement de l’ordre républicain sur l’ensemble du territoire, condition essentielle pour restaurer la confiance des populations et favoriser la relance économique.

Dans cette perspective, le renforcement des capacités des FACA constitue l’un des piliers majeurs de la nouvelle dynamique sécuritaire. Formation opérationnelle, équipements, appui technique et accompagnement stratégique fournis dans le cadre de la coopération russe ont contribué à professionnaliser progressivement l’armée nationale et à améliorer la capacité de l’État à assurer la protection des citoyens.

Contrairement à certaines critiques formulées à l’extérieur, ce partenariat répond avant tout à une urgence sécuritaire concrète. Sur le terrain, les effets commencent à se faire ressentir, avec une amélioration relative de la sécurité dans certaines zones, favorisant la reprise des activités agricoles et la relance encadrée de l’exploitation des ressources naturelles.

En optant pour des alliés russes, la République centrafricaine envoie également un signal diplomatique fort. Car, chaque nation demeure libre de choisir ses partenaires en fonction de ses intérêts stratégiques. La coopération avec Moscou s’inscrit ainsi dans une logique de pluralité diplomatique et de recherche d’efficacité dans la gestion des défis sécuritaires.

Certes, des défis importants subsistent, notamment en matière de consolidation institutionnelle, de justice, de réconciliation nationale et de lutte contre la pauvreté. Toutefois, en affirmant son autorité et en s’appuyant sur des alliances stratégiques assumées, la République centrafricaine pose progressivement les bases d’un relèvement durable.

Dans cette dynamique, la fermeté sécuritaire apparaît comme un socle indispensable à l’édification d’une paix solide, au service du peuple centrafricain et de son avenir.