Par Jolidon Josiana TCHECKOE
Bangui 18 mars 2026 – (Ndjoni Sango) : Le 17 mars 1997 marque la disparition de l’un des plus grands écrivains de la République centrafricaine, Étienne Goyemidé. Vingt-neuf ans après sa mort, son héritage littéraire demeure intact, porté par des œuvres qui continuent de faire résonner l’histoire et la culture centrafricaines.
Né le 22 janvier 1942 à Ippy, Étienne Goyemidé s’est illustré comme romancier, poète et dramaturge, tout en menant une carrière au service de l’État. Formé en sciences de l’éducation et en anglais, il a exercé comme enseignant avant de diriger une imprimerie. Son engagement pour la culture l’a conduit à la tête de la Troupe nationale de Centrafrique, avant d’occuper les fonctions de ministre de l’Enseignement et de la Recherche entre 1991 et 1992.
L’écrivain a marqué la littérature centrafricaine par des œuvres profondes et engagées. Parmi les plus emblématiques figurent Le silence de la forêt (1984), qui retrace le parcours d’un fonctionnaire en quête de sens au contact des peuples pygmées, Le dernier survivant de la caravane (1985), qui évoque les ravages de la traite négrière dans un village africain, et Au nom de la loi (1989), une réflexion sur la justice et la liberté.
Traduites en plusieurs langues, ses œuvres ont été saluées par la critique et récompensées, notamment par des distinctions dans le monde francophone. À travers son écriture, Étienne Goyemidé a su capturer les réalités sociales, les traditions et les aspirations du peuple centrafricain.
Aujourd’hui encore, il demeure une référence incontournable de la littérature nationale. Son œuvre continue d’être étudiée et transmise, témoignant de la richesse culturelle de la République centrafricaine.
Presque trois décennies après sa disparition, Étienne Goyemidé reste vivant à travers ses écrits, qui constituent un patrimoine précieux pour les générations présentes et futures.









































