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RCA: création de l’Observatoire national des minorités par la HABG et les entités sectorielles

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Observatoire national des minorités en Centrafrique @crédit photo Marly Pala
Observatoire national des minorités en Centrafrique @crédit photo Marly Pala

Par Marly Pala

Bangui 4 avril 2026—(Ndjoni Sango): Dans le but de promouvoir le droit et la protection des personnes minoritaires en République centrafricaine, la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance avec l’appui de la division des droits de l’Homme de la MINUSCA, suite aux plaidoyers des entités sectorielles, entend  mettre en place un décret portant création d’un Observatoire National des Minorités en Centrafrique. L’atelier de validation s’est tenu les 2 et 3 avril dans la salle de conférence de l’hôtel Two Seasons à Bangui.

La question de la protection des droits des minorités en République centrafricaine fait couler toujours beaucoup d’encres et de salives. Car, la stigmatisation et la marginalisation de ces catégories de personnes sont des actes qui se produisent chaque jour. Et pour éradiquer ce problème, plusieurs mécanismes sont mis en place par des entités qui œuvrent dans la défense de ces dernières.

C’est dans ce sens qu’après des plaidoyers, la HABG avec l’appui de la division des droits de l’Homme de la MINUSCA a accompagné les institutions sectorielles à la création d’un décret portant la mise en place d’un observatoire national des minorités en Centrafrique.

Selon Bernice Ouango-Ndakala, directrice générale des textes au ministère chargé du secrétariat général du gouvernement, cette rédaction des textes de base vise l’encadrement et la protection des minorité.

« Nul ne peut ignorer que les minorités sont victimes de violation de leurs droits. C’est donc sur leurs différents plaidoyers que la HABG avec l’appui de la division des droits de l’Homme de la MINUSCA a mis en place ce mécanisme. Nous allons élaborer ces textes pour les regrouper et essayer de voir dans quelle mesure l’Etat ces groupes marginalisés afin que leurs problèmes soient pris en compte. Et il nous a été de choisir un texte ou une loi et nous avons opté pour la rédaction d’un décret avec un arrêté qui va fixer les modalités pratiques du fonctionnement de cette institution. Nous sommes très optimistes en ce qui concerne la mise en application de ces textes parce que les concernés sont très motivés et que plusieurs partenaires sont prêts à les soutenir, à cela je pense que la mise en œuvre ne pose pas de problème, il suffit de bien rédiger les textes », a-t-elle signifié.

Pour Saint-Jérôme Sitamon, coordonnateur de la Maison de l’Enfant et de la femme pygmées, la mise en place de cet observatoire est une réponse aux plaidoyers des populations vulnérables et marginalisées de la République centrafricaine qu’on regroupe généralement sous le vocable minorité. Car selon lui, il y a des personnes pour des raisons d’infirmité, elles sont traitées comme des personnes de seconde zone. Donc ce mécanisme vient mettre en place des instruments juridiques pouvant canaliser la protection de ces minorités.

Il faut rappeler que cet observatoire concerne les minorités comme les peuples autochtones, les personnes handicapées et plusieurs autres catégories de personnes qui sont au quotidien, stigmatisées ou encore marginaliser parmi les communautés.