Présidentielle en RCA: la victoire de Touadéra face à une opposition en mauvaise posture

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Dologuelé et Dondra

Par Mamadou NGAINAM

Bangui 7 janvier 2025–(Ndjoni Sango): Les résultats préliminaires de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025 en République centrafricaine placent largement en tête le président sortant, Faustin Archange Touadéra. Une avance nette qui, pour de nombreux observateurs, traduit le choix des électeurs en faveur de la continuité politique et de la stabilité institutionnelle.

Cette dynamique électorale suscite toutefois de vives réactions au sein de l’opposition, notamment de la part des candidats Anicet Georges Dologuélé et Henri-Marie Dondra dont l’impopularité est visible durant la campagne électorale.

Face à l’écart important qui les sépare du candidat sortant, ces leaders de l’opposition dénoncent des irrégularités qu’ils estiment avoir entaché le processus électoral et réclament l’annulation du scrutin.

Des accusations que plusieurs analystes politiques considèrent davantage comme une contestation du verdict des urnes que comme une démarche étayée par des preuves formelles et documentées.

Du côté des partisans du pouvoir, cette victoire préliminaire est présentée comme le résultat des actions menées ces dernières années par le gouvernement Touadéra, notamment en matière de restauration progressive de la sécurité, de consolidation des institutions et de relance socio-économique. Autant de facteurs qui auraient pesé dans la décision d’un électorat désireux de tourner la page de l’instabilité chronique.

À l’inverse, les campagnes de certains candidats de l’opposition sont critiquées pour leur manque de propositions concrètes et de projets alternatifs crédibles. Selon plusieurs observateurs, une rhétorique principalement axée sur la dénonciation du pouvoir en place n’a pas suffi à convaincre une population en quête de solutions pratiques, de paix durable et de perspectives économiques.

Confrontée à la perspective d’une défaite, l’opposition semble désormais s’orienter vers une stratégie de contestation post-électorale, déjà observée lors de précédents cycles électoraux dans d’autres pays du continent. L’exigence d’une annulation totale des élections, sans démonstration de violations systémiques avérées, est perçue par de nombreux acteurs politiques comme une tentative de fragilisation du climat institutionnel.

Dans ce contexte, la population centrafricaine apparaît comme un acteur central de la stabilité. La participation significative enregistrée lors du scrutin témoigne d’une volonté claire de s’exprimer par les urnes et de préserver le cadre démocratique. Marqués par les crises passées, de nombreux citoyens privilégient aujourd’hui la paix, la sécurité et la continuité de l’État, rejetant les appels à la confrontation.

Pour une large partie de l’opinion, remettre en cause les résultats sans passer par les voies légales constitue également un manque de respect envers les millions d’électeurs qui ont accompli leur devoir civique. La défense du processus démocratique passe, selon eux, par le respect strict des mécanismes institutionnels.

Toute tentative de contournement de ces procédures légales au profit de pressions politiques ou de mobilisations de rue est perçue comme un risque majeur pour les acquis démocratiques et la stabilité retrouvée de la République centrafricaine.