RCA: un litige autour d’un congé de maternité secoue la caisse nationale de sécurité sociale

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Caisse nationale de sécurité sociale

Par Juste MBANGO

Bangui 9 janvier 2026—(Ndjoni Sango) : Une situation administrative inhabituelle alimente les débats au sein d’une institution publique de protection sociale en République centrafricaine, où une agente fait valoir son droit à un congé de maternité dans un contexte disciplinaire déjà conflictuel.

Selon des sources concordantes, l’agente concernée, la Dame SONI née Lougoulah Marlise Rose, en service au sein de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), aurait introduit une demande de congé de maternité après un accouchement récent, alors même qu’elle faisait l’objet de mesures administratives liées à des absences prolongées et à une suspension de fonctions.

D’après les informations recueillies, cette employée aurait quitté son poste depuis plusieurs mois, invoquant des raisons familiales, sans avoir repris effectivement service malgré des rappels répétés de l’administration.

Sa situation professionnelle serait devenue plus complexe à la suite de soupçons de manquements dans la gestion administrative antérieure, ayant conduit à son affectation hors de Bangui, puis à une procédure disciplinaire.

L’affaire soulève aujourd’hui une question sensible. Dans quelles conditions une agente publique peut-elle bénéficier d’un congé de maternité lorsque sa situation administrative n’est pas regularisée ?

Des spécialistes du droit du travail rappellent que le congé de maternité est un droit fondamental, mais qu’il s’exerce dans un cadre légal précis, notamment en ce qui concerne la déclaration de grossesse, la présence effective au poste et le respect des procédures internes.

Du côté de l’administration, des sources indiquent que des vérifications sont en cours afin d’établir les faits, notamment la conformité des documents médicaux présentés et la situation statutaire réelle de l’agente au moment de l’accouchement. Aucune décision définitive n’a, pour l’heure, été rendue publique.

Cette affaire met en lumière les défis persistants de la gestion des ressources humaines dans certaines administrations publiques, entre protection des droits sociaux, discipline administrative et exigence de bonne gouvernance.

Elle relance également le débat sur la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôle interne et de clarification des procédures, afin d’éviter que des situations individuelles ne fragilisent la crédibilité des institutions publiques.

En attendant les conclusions officielles, les observateurs appellent à la prudence, au respect de la présomption de bonne foi et à un traitement strictement conforme au droit, dans l’intérêt de l’administration comme des agents publics.