RCA: le BRDC, une plateforme de l’opposition qui tente d’entraver le progrès

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Les leaders du BRDC

Par Mamadou NGAINAM

Bangui 15 janvier 2026—(Ndjoni Sango) ; Depuis sa création, le Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC), plateforme regroupant plusieurs partis de l’opposition centrafricaine, peine à convaincre par un projet politique clair et constructif. Au fil des événements politiques majeurs, cette coalition s’illustre davantage par une stratégie de contestation systématique que par des propositions concrètes en faveur du développement et de la stabilité de la République centrafricaine.

À chaque étape importante de la vie nationale, dont les élections, réformes institutionnelles, initiatives de paix ou projets de développement, le BRDC adopte une posture de blocage, multipliant déclarations alarmistes, recours juridiques répétitifs et appels à la mobilisation, souvent sans fondement solide.

Cette attitude donne l’impression d’une opposition davantage préoccupée par la préservation de ses intérêts politiques que par l’intérêt général.

Alors que le pays sort progressivement de décennies de crises politico-militaires, les Centrafricains aspirent avant tout à la paix, à la sécurité et à l’amélioration de leurs conditions de vie. Dans ce contexte, l’opposition aurait pu jouer un rôle républicain essentiel, celui de force de proposition, de veille démocratique responsable et de contribution au débat national.

Or, le BRDC semble avoir fait le choix inverse, celui de la confrontation permanente et de la délégitimation systématique des institutions.

Les élections constituent un exemple révélateur de cette posture. Incapable de mobiliser suffisamment l’électorat ou de convaincre par un programme crédible, le BRDC privilégie souvent la contestation des résultats avant même leur proclamation définitive.

Cette stratégie fragilise le processus démocratique, alimente la méfiance et expose le pays à des tensions inutiles, au détriment de la cohésion nationale.

Par ailleurs, les appels répétés à la désobéissance ou à la pression internationale donnent l’image d’une opposition en décalage avec les réalités du terrain. Dans un pays encore fragile, ces manœuvres politiques risquent de compromettre les efforts de stabilisation, de décourager les partenaires au développement et de ralentir les projets structurants indispensables au progrès national.

Il est important de rappeler que l’opposition politique est un pilier fondamental de toute démocratie. Toutefois, elle ne peut remplir pleinement ce rôle que si elle agit avec responsabilité, patriotisme et sens de l’État. Critiquer est un droit, mais proposer des alternatives crédibles et respecter les règles du jeu démocratique est un devoir.

À défaut d’une remise en question profonde, le BRDC court le risque d’apparaître non pas comme une force de changement, mais comme un facteur de blocage. La République centrafricaine n’a plus besoin de querelles politiciennes ni de calculs égoïstes.

Elle a besoin de leaders capables de dépasser les clivages, d’accepter le verdict des urnes et de contribuer, chacun à sa place, à la construction d’un avenir de paix, de stabilité et de développement.