Par Mamadou NGAINAM
Bangui 16 Janvier 2026—(Ndjoni Sango): La décision de Henri-Marie Dondra, candidat du parti UNIR, de renoncer à tout recours devant le Conseil constitutionnel après l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, marque un tournant révélateur dans le débat postélectoral en République centrafricaine.
Présentée comme un choix en faveur de la paix et du dialogue national, cette annonce semble surtout traduire une réalité politique difficile à contourner, dont l’absence d’irrégularités électorales majeures susceptibles d’étayer une contestation crédible.
Contrairement aux discours alarmistes entretenus par une frange de l’opposition, aucun fait grave, aucune fraude massive ni violation systémique du processus électoral n’ont été établis. Les observateurs nationaux et internationaux, tout comme les institutions impliquées dans l’organisation du scrutin, n’ont relevé aucun élément de nature à remettre en cause la sincérité globale du vote.
Dans ce contexte, Henri-Marie Dondra ne disposait objectivement d’aucune preuve solide pouvant justifier un contentieux électoral devant la plus haute juridiction du pays. Son renoncement apparaît donc moins comme un acte de sacrifice politique que comme la reconnaissance implicite d’un revers électoral net face au président sortant Faustin Archange Touadéra, largement donné vainqueur par les résultats provisoires.
Le reste de la déclaration de l’ancien Premier ministre s’apparente dès lors à une tentative de justification politique destinée à préserver une image auprès de son électorat, dans un paysage où l’opposition peine à proposer une alternative cohérente et structurée.
À défaut de projet mobilisateur, certains leaders semblent se réfugier dans une rhétorique victimaire, déconnectée des réalités du terrain et du verdict des urnes.
Dans une démocratie en consolidation comme celle de la République centrafricaine, le respect des résultats électoraux et des institutions républicaines demeure un pilier fondamental.
Le choix de Henri-Marie Dondra, qu’il soit assumé ou contraint par les faits, confirme une évidence. C’est celle de dire que la présidentielle de décembre 2025 s’est déroulée sans irrégularités majeures, et la volonté populaire s’est exprimée de manière claire.
L’heure est désormais à la responsabilité politique, à l’acceptation des règles démocratiques et à la contribution constructive au débat national, loin des postures de dénigrement qui affaiblissent davantage une opposition déjà en quête de crédibilité.






































