Par Erick NGABA
Bangui 1er février 2026–(Ndjoni Sango) : Le ministre marocain des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, s’est dit confiant quant aux perspectives « positives et prometteuses » du partenariat entre le Maroc et l’Union européenne, à l’occasion de la 15ᵉ session du Conseil d’Association Maroc–UE, tenue à Bruxelles.
S’exprimant devant la presse en amont de cette réunion de haut niveau, Bourita a souligné l’importance symbolique, politique et économique de cette session, qui intervient à l’approche du 30ᵉ anniversaire de l’Accord d’association Maroc–UE, signé il y a trois décennies.
C’est un partenariat institutionnel qualifié de « solide et diversifié », dans lequel le Royaume a toujours occupé une place de premier plan au sein du voisinage méditerranéen de l’Union européenne.
Dans un environnement mondial marqué par l’instabilité et la conflictualité, le chef de la diplomatie marocaine a mis en avant le rôle du Maroc comme partenaire fiable et stable, sous la conduite éclairée du Roi Mohammed VI. Il a rappelé que le Royaume se distingue par une lecture lucide des enjeux régionaux et internationaux, offrant à ses partenaires européens visibilité et prévisibilité.
« Le Maroc a toujours été un partenaire exigeant dans l’expression de ses attentes, mais loyal dans le respect de ses engagements », a affirmé Bourita, soulignant que cette constance continuera de guider les relations avec l’Union européenne.
Un bilan globalement positif depuis 2019
Dressent le bilan des six dernières années écoulées depuis le Conseil d’Association de juin 2019, le ministre a évoqué des avancées substantielles dans les quatre espaces de coopération définis conjointement, dont la convergence des valeurs, la convergence économique et la cohésion sociale, les connaissances partagées, la concertation politique et la coopération sécuritaire.
Tout en saluant ces progrès, Bourita a reconnu l’existence de défis persistants, appelant à une relation fondée sur le dialogue préalable, la concertation permanente et la prévisibilité, principes essentiels entre partenaires stratégiques.
De la logique de voisinage à celle d’alliance
Sur le plan économique, le ministre a rappelé que le Maroc demeure le premier partenaire commercial de l’UE au sud de la Méditerranée et en Afrique, estimant que cette relation pourrait servir de modèle pour l’avenir des relations euro-méditerranéennes.
Plaidant pour une évolution qualitative du partenariat, Bourita a appelé à un changement de paradigme, invitant à passer de la logique du « voisin » à celle de l’« allié », et d’une coopération par projets à de véritables axes stratégiques structurants. Il a insisté sur la nécessité d’une reconnaissance mutuelle et d’une responsabilité partagée pour bâtir un partenariat réellement équilibré.
Dans ce cadre, il a souligné l’importance d’une intégration accrue du Maroc dans les processus décisionnels européens des domaines qui le concernent directement, tels que l’environnement, le commerce, les normes techniques ou les réseaux portuaires, à l’instar de certains pays en phase de préadhésion.
La Coupe du Monde 2030, levier d’accélération du partenariat
Regardant vers l’avenir, le chef de la diplomatie marocaine a mis en avant la Coupe du Monde de football 2030, que le Maroc coorganisera avec l’Espagne et le Portugal, comme une opportunité historique d’accélération opérationnelle du partenariat Maroc–UE.
Cet événement pourrait favoriser la modernisation des infrastructures, le développement de la connectivité, la numérisation des services, la promotion d’un tourisme durable et le renforcement des dispositifs sécuritaires.
« Nous proposons de faire de l’échéance 2030 un accélérateur du partenariat, démontrant sa pertinence et sa valeur ajoutée », a-t-il déclaré.
Réaffirmant la détermination du Royaume à avancer « main dans la main » avec l’Union européenne, Bourita a conclu que cette 15ᵉ session du Conseil d’Association constitue une étape clé pour hisser la relation Maroc–UE à un niveau plus approfondi et stratégique, conformément à la Vision du Roi Mohammed VI, en vue de bâtir une alliance de destin partagé au service des peuples des deux rives de la Méditerranée.









































