Par Mamadou NGAINAM
Bangui 14 octobre 2026—(Ndjoni Sango): Le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, a rencontré plus de 650 chefs de quartiers de Bangui, Bimbo et Bégoua, lors d’un dialogue direct organisé à l’Assemblée nationale. Cette initiative, portée par le Conseil des leaders pour la paix et la sécurité nationale, vise à renforcer la contribution des responsables communautaires à la paix, à la sécurité et à la cohésion sociale.
Au cours des échanges, les chefs de quartier ont exposé plusieurs préoccupations, notamment le paiement de leurs indemnités, leur implication dans la prévention de l’insécurité, les recrutements au sein des Forces armées centrafricaines (FACA), l’appui à l’opération Kwa Ti Kodro et le renforcement de leur rôle dans le règlement des affaires civiles.
En réponse, le Chef de l’État a salué leur engagement, les qualifiant de « gardiens de la vie des communautés ». Il les a appelés à faire preuve de vigilance face aux menaces contre la paix et à renforcer leur collaboration avec les forces de défense et de sécurité.
Faustin-Archange Touadéra a également insisté sur la nécessité de signaler les actes criminels, quels qu’en soient les auteurs, y compris lorsqu’ils impliquent des membres des forces armées. Il a par ailleurs encouragé les chefs de quartier à s’investir davantage dans les opérations d’assainissement urbain et les initiatives citoyennes.
Renforcement de la sécurité de proximité
Les recommandations issues de cette rencontre devraient servir de base à un nouveau cadre de coopération entre l’État et les chefs de quartier. L’objectif est de consolider la prévention des conflits, d’améliorer la sécurité de proximité et de renforcer la participation des communautés aux efforts de développement local.
Au-delà des engagements annoncés, la mise en œuvre effective des recommandations, notamment sur les indemnités et les moyens d’action des responsables communautaires, constituera un enjeu majeur pour traduire cette concertation en résultats concrets sur le terrain.
Cette rencontre marque ainsi une nouvelle étape dans la volonté des autorités de placer les acteurs communautaires au cœur du dispositif de prévention de l’insécurité et de consolidation durable de la paix en République centrafricaine.







































