Par Roosevelt AROBAZAYAS
Bangui 7 juillet 2025 –(Ndjoni Sango): Le Mouvement des Jeunes Leaders Engagés de Centrafrique ( MLEC) dit non à l’ingérence de la puissance étrangère au projet d’extradition d’Armel Ningatouloum Sayo et Joseph Matin Figueira vers la CPI. A travers une campagne de sensibilisation qu’il a organisée le mardi 1er juillet 2025 au quartier Yassimandji dans le 5e arrondissement à l’intention de la population de ladite localité affirme que les criminels doivent être jugés et condamnés ici en RCA.
De l’avis du président du Mouvement des Jeunes leaders Engagés de Centrafrique (MJLEC) Gael Ouayanga, la République Centrafricaine est un Etat de droit, souverain renforcé par la Cour Pénale Spéciale (CPS) en 2019 qui a toutes les compétences pour juger les criminels.
« Nous avons les cœurs remplis d’amertume. Notre pays a une loi, une constitution qui régit son fonctionnement, mais certaines puissances étrangères veulent s’ingérer dans la politique de notre pays pour leurs intérêts personnels. C’est pourquoi, nous jugeons utile de de tirer la sonnette d’alarme en sensibilisant les jeunes centrafricains de tout ce qui se trame dans notre pays. Le Belgo-portugais Joseph Martin Figueira, Armel Nigatouloum Sayo tous des criminels de guerre, des terroristes ont été arrêtés et condamnés par la justice de notre pays. Malheureusement la France refuse à ce que ce jugement soit mis en exécution, également les Etats Unis qui soutiennent les manœuvres de Belgo-portugais Joseph Martin Figueira qui ne veulent pas à ce que ce dernier soit jugé à Bangui alors que notre pays à ce jour dispose d’un instrument juridique nécessaire pour juger les criminels à domicile. Nous les leaders engagés de Centrafrique nous disons non à ce projet. Nous disons les criminels doivent être jugés et condamnés ici en RCA », a-t-il déclaré.
Pour mémoire, Joseph Martin Figueira a été arrêté le 25 mai 2024 par les forces de l’ordre à Zémio à l’est de la République Centrafricaine. Quant à Armel Ningatouloum Sayo, celui-ci a été arrêté le 17 janvier 2025 à l’aéroport international de Douala et extradé quatre (4) mois plus tard après les tractations vers Bangui.
II rappelle par ailleurs que ces campagnes de sensibilisation vont se poursuivre dans d’autres secteurs selon le chronogramme établi et lance un vibrant appel aux autorités de ne pas céder à la pression de la puissance étrangère source de malheur des Centrafricains.










































