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RCA : les maladies de la prostate, un enjeu de santé publique à ne pas négliger

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Sensibilisation sur la prostate @crédit photo Jolidon Tcheckoé

Par Jolidon Tcheckoe

Bangui 29 avril 2026 –(Ndjoni Sango): La problématique des maladies de la prostate a été au cœur d’une conférence-débat organisée au Conseil Économique et Social par l’Association SOS Prostate Centrafrique (ASPC). L’objectif est de sensibiliser la population masculine sur les risques, les signes d’alerte et l’importance du dépistage précoce.

Organe de petite taille situé sous la vessie, la prostate joue un rôle essentiel dans le système reproducteur masculin. Toutefois, avec l’âge – notamment à partir de 50 ans – elle peut être sujette à plusieurs pathologies, parfois lourdes de conséquences si elles ne sont pas prises en charge à temps.

Trois principales maladies à surveiller

Les spécialistes identifient trois affections majeures de la prostate. D’abord, Hypertrophie bénigne de la prostate, la plus fréquente, qui se traduit par une augmentation de volume comprimant l’urètre, sans être cancéreuse. Ensuite, Prostatite, généralement liée à une infection bactérienne et pouvant être aiguë ou chronique. Enfin, le Cancer de la prostate, qui évolue souvent de manière silencieuse dans ses premières phases.

Prévention et dépistage, des gestes clés

Intervenant lors de la rencontre, le président de l’ASPC, Narcisse Komas, a insisté sur l’importance de la prévention. Selon lui, même si toutes les maladies ne peuvent être évitées, certaines habitudes permettent de réduire les risques.

Il recommande notamment un dépistage régulier dès 50 ans, ou à partir de 45 ans en cas d’antécédents familiaux, à travers un toucher rectal et un dosage du PSA. Une hygiène de vie saine est également conseillée, alimentation équilibrée, activité physique régulière, limitation de l’alcool et des graisses animales, hydratation suffisante et adoption de bonnes habitudes urinaires.

Lever les tabous pour mieux se soigner

Les intervenants ont tenu à rassurer : les troubles urinaires ne signifient pas nécessairement un cancer. La majorité des affections prostatiques sont bénignes et se traitent efficacement lorsqu’elles sont détectées tôt.

Dans un contexte où la peur et le tabou freinent encore les consultations médicales, les organisateurs appellent à briser le silence autour de ces maladies. « Parler à un médecin à temps peut sauver des vies », ont-ils rappelé.

À travers cette initiative, l’Association SOS Prostate Centrafrique entend renforcer la sensibilisation et encourager une prise de conscience collective face à un problème de santé publique croissant en République centrafricaine.