Par Erick NGABA
Bangui 26 mars 2026—(Ndjoni Sango) : Après avoir activement contribué à l’élaboration du Plan National de Développement (PND 2024-2028), la diaspora de la République centrafricaine est de nouveau appelée à jouer un rôle stratégique dans la reconstruction nationale. Le 28 mars prochain, le Gouvernement, représenté par Richard Filakota, Ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, en partenariat avec la Banque mondiale et l’Organisation internationale pour les migrations, organisera une conférence web destinée à renforcer cet engagement.
Au cœur de cette rencontre figure un enjeu majeur, notamment la mobilisation des ressources financières de la diaspora en faveur de l’investissement productif. À travers les mécanismes de garantie de la Société financière internationale, le Gouvernement entend offrir un cadre sécurisé et incitatif pour orienter les capitaux vers des secteurs clés tels que l’agro-industrie, l’énergie et les infrastructures. L’objectif est clair : transformer l’épargne de la diaspora en moteur de croissance endogène et durable.
Au-delà des investissements financiers, cette initiative met également l’accent sur le transfert de compétences et la valorisation du capital humain. La création du « Guichet Diaspora » ainsi que l’élaboration d’une feuille de route pour la période 2026-2028 visent à structurer l’apport des cadres centrafricains établis à l’étranger. Mentorat, missions techniques, recherche universitaire : autant de leviers que les autorités entendent mobiliser pour renforcer les capacités nationales et hisser les standards locaux au niveau international.
Cette mobilisation intervient dans un contexte politique particulier, à la veille de l’investiture du Président de la République, le Professeur Faustin-Archange Touadéra. Pour le Chef de l’État, l’engagement citoyen transcende les frontières, et chaque Centrafricain, où qu’il se trouve, est appelé à contribuer à l’édification nationale.
À travers cette conférence, le Gouvernement ambitionne de poser les bases d’un partenariat stratégique durable entre Bangui et sa diaspora. En facilitant les échanges, les investissements et le partage de savoirs, les autorités entendent faire du PND un projet inclusif, porté par l’ensemble des forces vives de la nation. Plus qu’un simple programme étatique, le développement de la République centrafricaine s’affirme désormais comme une responsabilité collective, où la diaspora devient un acteur clé de l’émergence nationale.










































