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RCA: les partis politiques et candidats appelés au respect d’un code de bonne conduite pour des élections apaisées

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Par Alfred RONYS YEMETCHIPA

Bangui 20 avril 2026 – (Ndjoni Sango): À l’approche des échéances électorales de 2025-2026 en République centrafricaine, les appels à des scrutins apaisés, transparents et inclusifs se multiplient. Acteurs politiques, institutions et organisations de la société civile convergent vers une exigence commune, l’appropriation effective d’un code de bonne conduite par les partis politiques, les candidats et les candidates.

Présenté comme un instrument clé de régulation du jeu démocratique, ce code vise à encadrer les comportements tout au long du processus électoral. Il met en avant des principes fondamentaux tels que le respect des lois en vigueur, le rejet de toute forme de violence et la promotion d’un discours politique responsable, axé sur les idées plutôt que sur les invectives.

Pour de nombreux observateurs, l’enjeu est crucial dans un contexte où les périodes électorales peuvent être marquées par des tensions. « Le code de bonne conduite n’est pas une simple formalité. Il engage la responsabilité des candidats devant la nation », souligne un acteur de la société civile impliqué dans le suivi des processus électoraux.

Cependant, au-delà de l’adhésion de principe, la question de l’application effective demeure. Des analystes estiment que l’efficacité de ce dispositif dépendra largement de la capacité des partis à le vulgariser auprès de leurs militants, mais aussi à sanctionner les éventuels manquements en interne. Dans le même temps, les institutions électorales sont appelées à jouer un rôle central en garantissant un arbitrage impartial et rigoureux.

Sur le terrain, les attentes des citoyens sont sans équivoque : des campagnes centrées sur les programmes et les enjeux de société, loin des attaques personnelles et de la désinformation. « Nous voulons des débats, pas des conflits », confie un électeur.

Dans cette dynamique, les médias et les organisations de la société civile entendent également jouer leur rôle de veille, en alertant sur les dérives et en contribuant à renforcer la transparence et la crédibilité du processus électoral.

À mesure que le scrutin se rapproche, le respect du code de bonne conduite apparaît ainsi comme un véritable test de maturité démocratique pour l’ensemble des acteurs politiques centrafricains.