Par Marly PALA
Bangui 5 mai 2026 – Après la sortie de la première cohorte, une trentaine d’aspirants ont officiellement entamé, le 4 mai à l’ENAM, leur formation en tant qu’aumôniers juges de paix et diplomates humanitaires. La cérémonie s’est déroulée en présence du représentant du ministère de l’Action humanitaire et des responsables de l’aumônerie BêAfrika Chaplains.
Acteur clé dans la consolidation de l’État de droit, l’aumônerie contribue à l’éveil des consciences, à la promotion de la paix et au respect des droits humains. Depuis deux ans, BêAfrika Chaplains s’engage à former des profils capables d’intervenir sur l’ensemble du territoire centrafricain pour sensibiliser, accompagner et apaiser les tensions au sein des communautés.
Selon l’apôtre Kevin Nodier Yali, coordonnateur général de cette initiative, cette formation vise à doter les participants de compétences solides en action humanitaire, adaptées au contexte centrafricain. Il s’est également félicité de la forte participation féminine cette année, soulignant le rôle déterminant des femmes dans la médiation sociale et la gestion des situations de crise.
«Ces derniers auront à apprendre tout ce qui a trait à l’action humanitaire dans le contexte centrafricain et toute sa problématique. Donc nous allons les équiper avec le concept d’aumônerie dans son ensemble afin qu’ils puissent être outillés et prêts à œuvrer auprès des populations. La particularité pour cette année est qu’il y a plus de femmes que la précédente formation et nous en sommes contents, car nous voulons mettre l’accent sur le capital humain, particulièrement les femmes, car le cri d’une mère dans une situation de détresse, résout le problème et apaise la tension », a-t-il fait savoir.
Présent à la cérémonie, le représentant du ministre de l’Action humanitaire, Eloi Gbaté-Doumalo, a rappelé l’importance stratégique de cette initiative dans un pays confronté à de nombreux défis multisectoriels.
La formation, qui se déroule du 4 au 16 mai 2026, permettra aux participants d’être déployés sur le terrain afin de contribuer activement à la promotion de la paix, des droits humains et de la cohésion sociale en République centrafricaine.










































