Accueil Actualités Politique RCA: des organisations de la société civile contestent les allégations d’Anicet Georges...

RCA: des organisations de la société civile contestent les allégations d’Anicet Georges Dologuele

0
5
Des leaders des organisations de la société civile centrafricaine @crédit photo Alfred Yemetchipa

Par Alfred RONYS YEMETCHIPA

Bangui 11 mai 2026–(Ndjoni Sango): Des organisations de la société civile centrafricaine sont montées au créneau ce vendredi 8 mai 2026  à Bangui pour réagir  aux récentes déclarations d’Anicet Georges Dologuélé. Réunies à l’hôtel quatre saisons à Bangui, la plateforme de la Galaxie panafricaine, l’association AZIMUT « Vivre Ensemble » et Synergie centrafricaine ont animé une conférence de presse destinée à « faire lumière » sur les informations relayées dans l’actualité au sujet des allégations formulées par l’ancien Premier ministre.

Selon l’historien Blaise Didacien Kossimatchi, Coordonnateur Général de la plateforme de la Galaxie panafricaine, les prises de parole non autorisées de certains hommes politiques ont toujours des répercussions négatives sur l’avenir de la RCA.

 «Les sorties non autorisées de plusieurs hommes politiques de l’opposition de notre pays ont produit combien d’effets dans notre pays par le passé ? Le peuple centrafricain retient ceci en subsistance : asphyxie économique et financière due aux mensonges auprès de la communauté internationale, l’instabilité sécuritaire organisée par des lobbys, déstabilisation du pays, coups d’Etat, paupérisation du peuple innocent. Qui connait et vit mieux ces tristes légendes à travers l’Afrique que les Centrafricains ? », a-t-il martelé

Par ailleurs, il estime que les propos de l’opposant Anicet Georges Dologuele traduisent une forme de cécité politique.

«DOLOGUELE s’est une fois de plus, en se fondant dans une logomachie comme à ses habitudes et une diatribe éhontée à l’endroit du Président de la République en le qualifiant de dictateur. Ces propos, à mon avis, sont révélateurs d’une cécité politique et d’un amateurisme béat indigne d’un responsable politique et sans commune mesure avec la réalité », a-t-il fait savoir en déclarant que les propos du président de l’URCA sont surréalistes et dignes d’une fiction au regard de la réalité observée et comprise désormais par les Centrafricains.

Quant à Eloge Koï Doctrouvé, celui-ci accuse Dologuelé d’éprouver une haine viscérale envers Touadéra et estime que l’opposition ne doit pas s’exprimer dans la rue.

« La colère qui anime le peuple centrafricain face aux élucubrations de monsieur Anicet Georges Dologuele  qui refuse de se soumettre aux obligations légales concernant son passeport, puisqu’aujourd’hui il se répond en jérémiades au sujet de son passeport. «  Nous savons tous que monsieur Dologuele est en train de jouer au pourrissement, il veut crier à une sorte de séquestration comme si il est séquestré, persécuté et il crie à cette persécution pour tromper l’opinion internationale.  Pourquoi accuser monsieur  Georges Dologuele de haine viscérale plutôt que de simple opposition politique. Parce l’opposition politique ne s’exerce pas dans la rue, dans les calomnies, dans les invectives mais l’opposition politique s’exerce sur le terrain des idées. Monsieur Dologuele s’attaque au chef de l’Etat à titre personnel et au symbole de la République, en refusant systématiquement d’utiliser les formules de courtoisie dû au statut à la fonction  du président de la République, il insulte la nation toute en entière qui a aidé le président de la République », a-t-il augmenté

Pour Pott MADENDAMA le Coordonnateur de l’association AZIMUT « Vivre ensemble », en 2023, les Centrafricains ont massivement rejeté la constitution de 2016, démontrant ainsi le soutien global au  président Touadéra. Dans ce contexte, il appartient désormais à  l’opposition de s’adapter à cette réalité politique.

En tant que démocrate et père de la nation, le président a toujours permis la libre  expression des citoyens à travers les médias, renforçant ainsi l’enracinement de la démocratie. Sous un autre régime, certains acteurs politiques comme Anicet Georges Dologuelé auraient probablement été emprisonnés depuis longtemps en raison de plusieurs violations présumées des lois. Cependant, le président Touadéra, homme de paix continue de garantir la liberté d’expression à ses citoyens.