Bangui 16 octobre 2026–(Ndjoni Sango):
MANIFESTE DU CONSORTIUM PANAFRICAIN POUR LA PAIX.
ULTIMATUM FACE À LA TRAHISON DE L’IDÉAL PANAFRICAIN EN AFRIQUE DU SUD.
Réuni en session extraordinaire d’urgence ce jour, le Conseil Exécutif du CONSORTIUM PANAFRICAIN POUR LA PAIX a adopté à l’unanimité la présente résolution face à la gravité de l’heure. Notre Organisation ne vient plus exprimer une simple préoccupation. Nous venons CONFRONTER LE POUVOIR SUD-AFRICAIN face à ses dérives, ses manquements et ce qui s’apparente à une trahison Pure et simple de l’histoire du Continent. Les violences et les persécutions orchestrées contre les enfants d’Afrique sur le sol Sud- africain ne sont pas de simples incidents isolés : Elles constituent un crime contre la mémoire collective de notre Continent.
L’AFRIQUE DU SUD A UNE DETTE DE SANG, PAS UN CHOIX D’EXCLUSION.
Il est temps de rappeler les vérités qui fâchent. La liberté dont jouit aujourd’hui l’élite Sud- africaine n’est pas un miracle isolé. Elle a été achetée, financée et arrachée au prix du sang, des privations et des sacrifices de TOUS LES PEUPLES D’AFRIQUE. Pendant que les pays de la ligne de front et le reste du Continent sacrifiaient leurs propres économies, subissaient les bombardements et offraient asile, passeports et bases militaires aux combattants de l’ANC. l’Afrique entière se saignait pour briser les chaînes de l’apartheid.
Aujourd’hui, humilier, traquer où tolérer le lynchage de ces mêmes frères africains est un acte d’ingratitude historique absolu. Le gouvernement Sud – africain semble avoir oublié d’où vient sa liberté. L’Afrique ne quémande pas une faveur : Elle exige le respect d’une dette indiscutable.
LE CONSORTIUM PANAFRICAIN POUR LA PAIX MET L’ÉTAT SUD-AFRICAIN FACE À SES OBLIGATIONS ABSOLUES.
- L’OBLIGATION DE PROTECTION, PAS DE NÉGOCIATION : Nous n’exhortons plus. Nous exigeons. Le gouvernement Sud-africain a l’obligation légale, constitutionnelle et internationale de sécuriser chaque vie africaine sur son territoire. Tolérer l’afrophobie par inaction ou par calcul politique populiste est une complicité d’État que nous dénonçons avec virulence.
- L’ARRÊT IMMÉDIAT DE L’IMPUNITÉ : Les tribunaux Sud-africains doivent punir les instigateurs des violences xénophobes avec la plus grande sévérité. Si l’État échoue à faire régner la justice, il perd sa légitimité internationale.
- UNE RUPTURE AVEC LA RHÉTORIQUE DU BOUC-ÉMISSAIRE : Nous mettons en garde les politiciens Sud-africains qui utilisent la détresse de leurs propres citoyens pour pointer du doigt les migrants africains. Vos échecs économiques intérieurs ne seront pas lavés dans le sang de nos frères.
- LA FIN DE LA COMPLAISANCE DES INSTANCES AFRICAINES : Le CONSORTIUM PANAFRICAIN POUR LA PAIX appelle la jeunesse africaine et les forces progressistes du Continent à boycotter symboliquement et économiquement les intérêts d’une Afrique du Sud qui tourne le dos à ses libérateurs, tant que les garanties absolues de sécurité ne sont pas appliquées.
- LA PAIX N’EST PAS UNE SOUMISSION.
LE CONSORTIUM PANAFRICAIN POUR LA PAIX rappelle que la paix sans justice n’est qu’une illusion. Nous ne courberons pas l’échine devant un État qui feint l’impuissance face à la barbarie. L’Afrique du Sud doit choisir son camp : redevenir le phare de la dignité noire ou assumer la honte d’être le paria d’un Continent qui l’a pourtant porté à bout de bras vers la lumière. Que les dirigeants actuels de Pretoria méditent cette mise en garde immortelle de FRANTZ FANON « CHAQUE GÉNÉRATION DOIT, DANS L’OPACITÉ, DÉCOUVRIR SA MISSION, LA REMPLIR OÙ LA TRAHIR »La génération de l’apartheid a rempli sa mission en libérant ce pays avec l’aide de toute l’Afrique. La génération Sud-Africaine actuelle est en train de trahir la sienne sous les yeux du monde entier. Le CPP ne l’acceptera pas. Nous ne négocions pas notre droit d’exister librement sur notre Continent.
L’AFRIQUE EST UNE, INDIVISIBLE ET SOUVERAINE. NUL AFRICAIN N’EST, NE SERA JAMAIS UN ÉTRANGER SUR LA TERRE QUI A VERSÉ LE SANG POUR SA LIBERTÉ.
Fait le 15 octobre 2026.
POUR LE CONSORTIUM PANAFRICAIN POUR LA PAIX Dr NOUNGA DJOMO ERNEST COORDONNATEUR GÉNÉRAL







































