Par Marly Pala
Bangui 17 août 2026 — (Ndjoni Sango). Les abords des principales avenues de Bangui et de ses périphéries sont de plus en plus occupés par des débits de boissons, communément appelés caves, gargotes ou bars à ciel ouvert. Ces établissements attirent quotidiennement de nombreux clients, dont certains finissent par occuper les espaces réservés à la circulation. Une situation qui suscite de vives inquiétudes chez les usagers de la route.
Dans quartiers de Bangui la capitale centrafricaine, le constat est presque identique. Les caves, gargotes et autres points de vente de boissons s’installent progressivement le long des axes routiers, parfois sans véritable espace de stationnement ou de recul. Tables, chaises, véhicules et clients débordent ainsi sur les voies publiques, réduisant considérablement l’espace disponible pour la circulation.
« La manière dont les caves occupent les abords des avenues à Bangui et dans les villes périphériques nous fait peur. Chaque jour, des milliers de personnes fréquentent ces lieux. Faute de places, certains clients s’installent presque sur la chaussée. Cela rétrécit les voies et peut provoquer des accidents », déplorent plusieurs usagers sous couvert d’anonymat.
À cette occupation anarchique des abords des routes s’ajoutent le stationnement désordonné des véhicules devant les débits de boissons, l’installation de garages et d’autres activités commerciales sur les emprises routières. L’accumulation de ces occupations contribue à réduire la visibilité des conducteurs et des piétons, tout en augmentant les risques d’accidents.
Au-delà de la question de l’ordre public, cette situation pose donc un véritable problème de sécurité routière et de protection des vies humaines. Les autorités compétentes, notamment celles chargées de la sécurité publique, des transports et de la gestion des espaces urbains, sont appelées à renforcer les contrôles et à faire respecter les règles relatives à l’occupation des emprises routières.
La réglementation des débits de boissons ne devrait toutefois pas se limiter à des opérations ponctuelles. Elle devrait également s’accompagner d’une politique claire concernant leur implantation, les horaires d’ouverture, les espaces de stationnement et l’interdiction d’occuper les voies publiques.
Pour de nombreux usagers, il est désormais urgent d’agir avant qu’un drame ne vienne rappeler, une fois de plus, les conséquences de l’occupation anarchique des routes à Bangui.










































