Par Alfred RONYS YEMETCHIPA
Bangui 18 août 2026 – (Ndjoni Sango) : Dans plusieurs ministères de la capitale centrafricaine, la montée des couleurs s’impose progressivement comme un rendez-vous quotidien qui marque le début de la journée de travail. Derrière ce cérémonial patriotique se dessine surtout une volonté affichée de renforcer la discipline, la ponctualité et la rigueur au sein de l’administration publique.
Sous la 7e République le message semble désormais clair notamment les retards et les habitudes qui ont affecté le fonctionnement de certains services publics ne doivent plus être considérés comme une fatalité. La hiérarchie, les fonctionnaires et les agents de l’Etat sont appelés à se conformer aux horaires du travail et à rejoindre leurs postes à temps.
En effet, la cérémonie de montée des couleurs devient ainsi un instrument de rappel à l’ordre et de responsabilisation. Chaque lundi matin, la présence des agents autour du drapeau national rappelle, au-delà du symbole, les exigences liées aux services de l’Etat et à l’intérêt général.
Tout-porte-à croire que le temps de mauvaises habitudes est révolu. Cette nouvelle approche entend mettre fin à certaines pratiques notamment les arrivées tardives et le manque de ponctualité. Désormais, le respect des horaires de travail s’accompagne d’une perspective de sanction pour les contrevenants, dans le cadre des règles applicables à la fonction publique.
Pour les responsables administratifs, l’enjeu est de faire de la ponctualité une véritable culture professionnelle. Une administration qui commence ses activités à l’heure est, en principe mieux disposée à répondre aux attentes des citoyens et à assurer la continuité du service public.
Comme un symbole qui dépasse le simple cérémonial, au-delà de la montée du drapeau, c’est donc une nouvelle conception de la discipline administrative qui semble être recherchée. Le patriotisme, la responsabilité et le sens du devoir sont désormais associés à des exigences très concrètes surtout être présent à son poste, respecter les horaires et accomplir correctement les missions confiées.
Reste à savoir si cette dynamique s’inscrira dans la durée et si elle permettra d’installer durablement une culture de ponctualité dans l’ensemble de l’administration centrafricaine.
Certes, dans les ministères de Bangui, le signal donné est celui d’un changement de comportement. Sous la 7eRépublique, l’heure du travail semble désormais devoir coïncider avec celle de la discipline.









































