
Par Jolidon TCHECKOE
Bangui 13 octobre 2026 – (Ndjoni Sango) : Le mot d’ordre de ville morte lancé ces derniers jours par l’OGDC et IGWE, relayé sur les ondes de radio et les réseaux sociaux, n’a pas été largement suivi à Bangui. Ce lundi, de nombreux habitants sont sortis pour vaquer à leurs activités quotidiennes. Une mobilisation saluée par la Coordination des organisations syndicales pour la consolidation des acquis sociaux (COSCAS).
Le président de l’Union syndicale des conducteurs de Centrafrique (USCC) et membre de la COSCAS, Wilfried Dimanche Nguissimalé a exprimé sa reconnaissance à la population au nom de la coordination.
Dans sa déclaration, la COSCAS remercie l’ensemble du peuple centrafricain pour n’avoir pas suivi l’appel à la ville morte. Elle félicite notamment les chauffeurs de taxis et de bus, les conducteurs de taxis-motos, les vendeuses des marchés, les fonctionnaires, les élèves, les étudiants et les commerçants qui ont poursuivi leurs activités, du centre-ville aux quartiers périphériques.
Pour Wilfried Dimanche Nguissimalé, cette mobilisation témoigne de l’engagement des citoyens à préserver leurs activités quotidiennes, malgré les difficultés liées à la crise du carburant.
« Vraiment, je suis très content de la jeunesse centrafricaine, des conducteurs de taxis-motos, des élèves, des fonctionnaires, en fait de tout le peuple centrafricain qui n’a pas suivi le mot d’ordre de ville morte aujourd’hui. Je remercie toutes ces personnes. C’est ainsi que la RCA deviendra un pays fort », a déclaré le président de l’USCC.
Pour la COSCAS, la poursuite des activités quotidiennes traduit la préférence d’une partie de la population pour le dialogue et la recherche de solutions concertées à la crise du carburant. La coordination estime qu’une paralysie des activités économiques risquerait d’accentuer les difficultés des ménages et des petits opérateurs économiques.
La COSCAS réaffirme enfin son engagement à poursuivre les négociations avec le gouvernement afin de parvenir à des solutions durables à la crise du carburant, dans l’intérêt de la population centrafricaine.









































