Par Marly Pala
Bangui 20 octobre 2026 – (Ndjoni Sango) : Après plusieurs années d’instabilité sécuritaire provoquée par les crises militaro-politiques, l’espoir renaît progressivement dans la préfecture de la Ouaka, notamment à Bambari, autrefois considérée comme un bastion du groupe rebelle de l’UPC. C’est ce qu’a déclaré le préfet de la Ouaka, Pascal Pamall, à des journalistes lors d’un voyage de presse effectué dans cette préfecture.
Située au centre-est de la République centrafricaine, la Ouaka constitue une zone importante pour les activités économiques du pays. Toutefois, les crises sécuritaires survenues depuis 2013 ont profondément affecté cette région, perturbant le fonctionnement des services publics et le déploiement de l’autorité de l’État.
Plusieurs années après, la préfecture renoue progressivement avec la stabilité. Le retour de l’autorité de l’État se traduit notamment par le déploiement de fonctionnaires et d’agents publics dans la localité.
Le préfet Pascal Pamall, qui affirme avoir parcouru plusieurs localités de la préfecture pour s’enquérir des réalités du terrain, appelle les populations à préserver la paix et à renforcer le vivre-ensemble.
«Depuis mon arrivée dans la Ouaka, j’ai fait le tour des localités pour m’enquérir des situations qui prévalent. Les témoignages des populations montrent à suffisance que Bambari est loin de l’image d’une ville longtemps marquée par les conflits et les meurtres orchestrés par les groupes rebelles. Aujourd’hui, comme vous pouvez le constater, il y a la quiétude et les populations vaquent librement à leurs occupations quotidiennes », a-t-il affirmé.
Le préfet a également lancé un appel aux fonctionnaires et agents de l’État affectés dans la Ouaka, mais qui ne sont pas encore à leurs postes, à rejoindre leurs lieux d’affectation afin de contribuer au relèvement économique de la préfecture, durement éprouvée par les crises successives.
Par ailleurs, la reprise des activités quotidiennes à Bambari se traduit notamment par une circulation plus libre des personnes et des biens. Cependant, des difficultés persistent dans le secteur éducatif. Malgré la rentrée scolaire et la reprise des cours, certains établissements restent encore désertés en raison de l’absence d’enseignants à leurs postes et du manque d’assiduité de certains élèves, qui privilégient les activités génératrices de revenus au détriment de leur scolarité.
Ainsi, malgré les signes encourageants du retour à la stabilité, des efforts restent nécessaires pour consolider la paix, assurer le fonctionnement régulier des services publics et relancer durablement le développement socio-économique de la Ouaka.









































