Par Erick NGABA
Bangui 31 mars 2026 —(Ndjoni Sango) : Dans un discours empreint de fermeté et de solennité, le président de la République centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra, a réaffirmé sa détermination à rompre avec les pratiques de gouvernance jugées déviantes, à l’aube de la 7e République.
« Je redis avec sincérité et gravité : la 7ème République ne sera pas ouverte aux corrompus, à tous ceux qui pensent que les responsabilités publiques et les hautes positions politiques sont des opportunités d’enrichissement et du profit personnel, au détriment de la population », a-t-il déclaré, posant ainsi les jalons d’une nouvelle ère politique axée sur l’éthique et la responsabilité.
À travers cette déclaration prononcée le 30 mars 2026, le chef de l’État centrafricain entend marquer une rupture nette avec les dérives qui ont longtemps fragilisé les institutions publiques. La lutte contre la corruption apparaît désormais comme un pilier central de la gouvernance, dans un pays où la transparence et la redevabilité sont devenues des exigences majeures de la population.
Cette prise de position intervient dans un contexte où les attentes citoyennes sont particulièrement élevées, notamment en matière de bonne gouvernance, de justice sociale et de gestion équitable des ressources publiques.
Une 7e République sous le signe de la rigueur
L’annonce d’une 7e République « non ouverte aux corrompus » s’inscrit dans une volonté affichée de moralisation de la vie publique. Elle pourrait se traduire, selon plusieurs observateurs, par un renforcement des mécanismes de contrôle, une réforme des institutions judiciaires et administratives, ainsi qu’une tolérance zéro vis-à-vis des abus de pouvoir.
Pour Faustin-Archange Touadéra, il s’agit également de restaurer la confiance entre les gouvernants et les gouvernés, dans un pays encore marqué par des crises politico-sécuritaires et économiques.
Ce message ferme adressé aux élites politiques et administratives vise à rappeler que l’exercice des responsabilités publiques doit être guidé par l’intérêt général. En dénonçant les dérives liées à l’enrichissement personnel, le président entend redéfinir les standards de l’engagement politique en Centrafrique.
Alors que la 7e République se profile comme une nouvelle étape institutionnelle, cette déclaration pourrait bien constituer un tournant dans la manière de gouverner, avec pour ambition de bâtir un État plus intègre, plus juste et résolument tourné vers le développement au bénéfice de tous les citoyens.








































