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RCA: le MOSUCA dénonce les propos injurieux de Gilles Lionel Gouandjika à l’égard des femmes

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Les femmes leaders de MOSUCA @crédit photo Marly Pala
Les femmes leaders de MOSUCA @crédit photo Marly Pala

Par Arnold Ouessebanga

Bangui 10 avril 2026 — (Ndjoni Sango): Les propos jugés injurieux tenus sur les réseaux sociaux par Gilles Ionel Gouandjika continuent de susciter une vive indignation en République centrafricaine. Après plusieurs prises de position d’organisations féminines, le Mouvement des Survivantes en Centrafrique (MOSUCA) est monté au créneau lors d’un point de presse tenu le 8 avril à Bangui, pour condamner fermement ces déclarations et exiger que justice soit rendue.

Dans une vidéo publiée sur sa page Facebook, les propos de l’intéressé ont été largement dénoncés comme une atteinte à la dignité des femmes centrafricaines. En réaction, diverses initiatives ont été engagées, allant des réunions de concertation à la signature de pétitions, en passant par des actions de plaidoyer en faveur du respect des droits des femmes.

Prenant la parole, la secrétaire générale du MOSUCA, Prisca des Saints Martyrs Bogon, a exprimé la profonde indignation de son organisation. « Nous sommes vraiment déçues des propos tenus par notre fils Ionel Gouandjika sur les réseaux sociaux. Toutes les femmes et filles centrafricaines sont comme ses mères et sœurs. Il n’a pas le droit de s’exprimer de cette manière sur leur sexe. C’est une atteinte grave à leur dignité et justice doit être rendue », a-t-elle déclaré.

Elle a par ailleurs rappelé le rôle déterminant des femmes dans la vie politique nationale, soulignant qu’elles constituent une force électorale majeure ayant contribué à l’élection du président Faustin-Archange Touadéra. Elle a appelé à préserver l’image des institutions en mettant fin à ce type de discours.

De son côté, la coordonnatrice du mouvement, Léa Félicité Kongbo, a dénoncé une « violence psychologique et morale » à l’encontre des femmes, notamment celles victimes de violences sexuelles liées aux conflits.

« Au nom des survivantes, nous disons non à cette intimidation. Ces propos constituent une double victimisation pour les femmes qui ont déjà souffert. Nous demandons que Gilles Ionel Gouandjika soit traduit devant la justice », a-t-elle insisté.

Elle a également rappelé l’engagement du chef de l’État en faveur de « l’impunité zéro », exprimé lors de son investiture du 30 mars 2026, appelant les autorités judiciaires à agir en conséquence.

Cette sortie du MOSUCA vient renforcer la mobilisation croissante des organisations féminines en République centrafricaine, déterminées à lutter contre les violences verbales et à promouvoir le respect de la dignité des femmes. Ces actions visent également à prévenir de tels comportements et à instaurer une culture de responsabilité, où tout acte de ce type ne resterait pas sans conséquences.