RCA: un extrémum pour le peuple centrafricain

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Monument à Bangui de Barthélémy Boganda, père de l'indépendance de la République centrafricaine

Par Mamadou NGAÏNAM

Monument à Bangui de Barthélémy Boganda, père de l'indépendance de la République centrafricaine
Monument à Bangui de Barthélémy Boganda, père de l’indépendance de la République centrafricaine

Bangui 13 avril 2020—(Ndjoni Sango) : C’est à la manière de vampires que certains politiques se comportent vis-à-vis du peuple centrafricain, et ceci depuis que ces derniers se croient des « élus » de leurs destins chimériques pour nous gouverner. Tenaces sangsues, ils en sont partis maintes fois par toutes les voies tortueuses, voire macabres vers le trône, mais Dieu, dispensateur de trônes, est à la commande de protection du peuple qu’il a béni de Centrafrique.

Je partirai d’une allégorie inventée à la hâte pour me faire mieux comprendre. Imaginez-vous le père d’une famille en pleine détresse, en train de vivre impuissamment l’agonie de son fils unique par exemple, et qu’en ce moment précis son voisin gaillardement vienne lui parler d’un jeu de pari au loto… L’accueillerait-il avec joie ?

Ainsi va notre République Centrafricaine en ces périodes de la pandémie mondiale causée par le COVID 19 où, ni la science crue puissante, ni la religion crue porteuse de miracles, et pour ironiser ni nos dieux terrestres, Trump, Macron ou Poutine… ne savent où mettre de la tête, balbutiant « confinement, quarantaine, isolation »…

Quelle est donc cette folie douce de règne coûte que coûte à la conne patriote, je ne saurais le cacher : sur des fantômes peut-être, qui motive « sorcièrement » les acteurs politiques de l’opposition ? –

Des observateurs s’interrogent bien sur cette attitude crasseuse et déplacée, par contre, elle, l’opposition professionnelle centrafricaine de tout temps, n’y voit que « élections, ses élections à elle » afin de prétendre accéder au désir machiavélique (tous les moyens sont bons) qui les boostent vers la location quinquennale de notre sacré Palais de Renaissance.

« Hum ! Yéni gui likoundou la ala mou na téré ti é ? »

Le silence justifié qu’observe le Chef de l’Etat face aux gesticulations diarrhéiques de cette opposition vampirique est certainement à la fois signe de dépassement et meilleure des réponses. Ces agités, maintes fois perdants d’élections mais dont l’ardeur têtue et satanique ne démord pas, les poussant à conspirer avec des malfaiteurs, méritent dénonciation quand bien même certains croient cacher leur jeu félon à la population ou faire oublier leurs forfaitures.

Et pour ce nouvel acte, nouvelle preuve, un gâteau sur la cerise : la dernière sortie médiatique éhontée du COD 2020 dont teneur communicative médiatisée se confine à la déclaration scandaleuse faite par Me Nicolas TIANGAYE. Pour leur coalition de rombières, ce qui prime évidemment sont les élections, pas la vie de leurs électeurs, ni l’avenir du peuple vautré dans cette psychose des lendemains incertains au cas où cette pandémie l’atteigne.

Bande de bachibouzouks qu’ils sont ! Un peu de compassion pour notre peuple, quand-même ! Tant de fois, ce peuple meurtri vous a vus le trahir, fuyant en exil, complotant avec ses bourreaux divers et variés, rechignant quand la moindre paix pointe à l’horizon. Merde, qu’y a-t-il enfin, sempiternels opposants de malheurs !

TIANGAYE s’évertue de se préoccuper de la constitution, notamment la question de la prorogation du mandat du Président qu’il définit comme impossible juridiquement. Ceci l’amène ostensiblement à parler d’instabilité, puis de coup d’état constitutionnel. Diantre, Me TIANGAYE lui-même a violé ou a vu violé combien de constitutions de sa vie ? Me TIANGAYE ne sait-il pas qu’en état d’urgence, qu’il soit sanitaire, ou lié à d’autres calamités ou catastrophes, son prétendu droit qu’il récite avec écholalie, ferme les caquets et se range derrière les mesures exceptionnelles prises pour sauver les citoyens ?

Dans la vie des Etats, des circonstances exceptionnelles, extrêmes, imprévisibles, peuvent amener un État, sur un territoire donné, pour une durée déterminée, à une restriction des lois, réputées démocratiques, et jugées insuffisantes pour faire face à un danger public en cours ou imminent, contrairement aux normes de l’État de droit courant.

L’alerte peut porter sur une crise météorologique (catastrophe naturelle : éruption volcanique, typhon, tsunami…), climatique, écologique, environnementale, médicale, sanitaire (risque nucléaire, pandémie), alimentaire (grippe aviaire, vache folle…), économique (rupture des régularités socio-économiques), financière, humanitaire, migratoire, sociale…

Les cas de guerre extérieure, de guerre civile intérieure, de troubles intérieurs graves (manifestation, faits sociaux violents, révolte avec armes, émeute, sédition, subversion, terrorisme) relèvent d’une autre logique, d’état de siège.

Le désordre (le chaos) est le résultat d’une déliaison sociale, d’une dislocation du corps social, de la concorde, entraînant un état de guerre civile (réel ou fictif) : décolonisation, guerre de partisans, guérilla, projet politique différent (état d’exception / résistance).

Sauf à réfléchir en termes de guerre civile mondiale, planétaire, universelle, permanente, et donc d’état d’exception permanente.

En Relation avec le droit international, l’article 4 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques de l’ONU de 1966 régule au niveau du droit international l’état d’urgence. Il dispose en particulier que :

« 4.1 Dans le cas où un danger public exceptionnel menace l’existence de la nation et est proclamé par un acte officiel, les États parties au présent Pacte peuvent prendre, dans la stricte mesure où la situation l’exige, des mesures dérogeant aux obligations prévues dans le présent Pacte, sous réserve que ces mesures ne soient pas incompatibles avec les autres obligations que leur impose le droit international et qu’elles n’entraînent pas une discrimination fondée uniquement sur la race, la couleur, le sexe, la langue, la religion ou l’origine sociale. (…) »

Source Wikipédia (Rechercher État d’urgence)

En définitive, qu’ils se taisent à jamais, ces oiseaux de mauvaises augures politiques regroupés dans COD 2020 qui semble avoir une ressemble porteuse de malheur comme COVID 19. Ils ne sont là que pour nous perdre : TOUADERA n’a inventé des raisons, une situation, des circonstances pour proroger son mandat.

La pandémie du Corona virus, si elle s’avérait catastrophique, imposerait d’elle-même le report des élections. Le président, n’en a dit mot, il gère et se préoccupe de l’ensemble des Centrafricains. Arrêtez vos récupérations, arrêtez vos manipulations de l’opinion publique !

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