RCA: la nécessite d’éviter un vide constitutionnel

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Signature d'une pétition de prorogation du mandat de l'exécutif et du parlementaire en caricature @Jimmy Nzeko

Par Erick NGABA

Bangui 17 avril 2020—(Ndjoni Sango): Les députés centrafricains l’ont compris, il faut sauver la République . La République centrafricaine fait aussi face à de nombreux problèmes., notamment la pandémie de Coronavirus, les élections, et les remous sociaux.

Aujourd’hui, la question de la tenue des élections dans le délai constitutionnel ne cesse d’animer le débat politique en République centrafricaine, en dépit de la crise sanitaire provoquée par le COVID-19. Ces élections sont prévues le 27 décembre 2020, mais le processus déjà enclenché par les autorités en charge de l’organisation, a pris un coup.

La crise sanitaire qui sévit dans le monde risquerait de faire échec à la tenue effective des élections prévue fin 2020 dans le pays. Cela impactera directement sur le mandat du Président de la République, Faustin Archange Touadera, qui prendra fin le 30 mars 2021, et celui des députés.

Certains parlent de glissement électoral , d’autres insistent sur sa tenue déjà prévue. Mais le débat aujourd’hui est axé sur le mandat du président de la République dont certains évoquent une transition.

Face à ce paradoxe, les députés veulent continuellement trancher sur la probabilité de modifier la constitution. Ceci dans l’intérêt général du peuple centrafricain  au regard de la crise sanitaire de Coronavirus. Ils ont initié une pétition visant à sauver les institutions de la République, selon les dispositions de la Constitution.

Il est bien vrai que la Constitution de la République centrafricaine du 30 mars 2016, n’a pas prévu un mécanisme de modification des cas de forces majeurs, comme l’indique l’article 35 de la Constitution. Mais l’article 151 a prévu des pistes de solutions.

Aujourd’hui, le Coronavirus s’impose en cas de force majeur en RCA, obligeant les députés de la nation à prendre l’initiative d’un projet de loi pour pouvoir toucher la Constitution.

L’article 151 stipule: « L’initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au Président de la République et au parlement statuant à la majorité des deux tiers (2/3) des membres qui le composent ou a été adoptée par référendum ».

Il s’agit à ce niveau de donner une chance à la République centrafricaine de sauvegarder la stabilité de ses institutions au cas de la non tenue des élections prévue dans le délai. Car, la transition, comme le souhaitent une frange de leaders politiques, n’a jamais apporté du bien à République centrafricaine. Au contraire, la transition conduit le pays dans l’instabilité à tous niveaux, que ça soit politique, économique et sécuritaire.

Si c’est dans l’intérêt national que l’on arrive à cette initiative, il est une nécessité de sauver alors la République centrafricaine du pire.

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