RCA: l’opposition a une lecture erronée de l’avis de la cour constitutionnelle, selon la plateforme Bê Oko

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Les membres du bureau de la plateforme politique Bê-oko en conférence de presse à l'hôtel Ledger de Bangui @photo Erick Ngaba

Par Erick NGABA

Bangui 4 Août 2020—(Ndjoni Sango) : La plateforme dénommée Bê Oko recadre l’opposition sur les sujets qui alimentent le débat politique en République centrafricaine, notamment le processus électoral. Pour cette plateforme politique regroupant en son sein une quarantaine d’associations et partis politiques dont le mouvement Cœurs Unis du président de la République, l’opposition qui exige une concertation avec le Chef de l’Etat, a une lecture erronée de l’avis de la Cour constitutionnelle.

Deux mois après sa mise en place en juin dernier, la plateforme Bê Oko fait un recadrage en ce qui concerne le processus électoral enclenché par l’Autorité Nationale des Elections (ANE), ayant suscité de polémiques au sein de la classe politique et de la société civile.

Alors que l’ANE poursuit sa mission pour la tenue des élections prévue le 27 décembre de l’année en cours, l’opposition exige du président centrafricain Faustin Archange Touadera, la tenue urgente d’une concertation des forces vives de la nation.

Cette demande de l’opposition notamment la Coalition de l’Opposition Démocratique (Code 2020), fait suite à l’avis de la Cour constitutionnelle demandant à la classe politique de se concerter sur le glissement électoral en cas de force majeur notamment la crise sanitaire de Covid-19 qui pourrait empêcher la tenue des élections groupées à la bonne date.

Au cours de sa première conférence de presse tenue le lundi 3 août 2020 à l’hôtel Ledger de Bangui, la plateforme a d’abord balayé de revers de la main toutes rumeurs évoquées sur les opérations électorales en cours avant de répliquer, par la suite, aux réactions de l’opposition politique.

« Ce que nous disons ici constitue également une réponse à la COD-2020 qui considère que la concertation recommandée par la Cour constitutionnelle tarde à se mettre en place. Manifestement, nos amis de la coalition de l’opposition ont une lecture erronée de l’avis de la Cour constitutionnelle qui est, il faut le rappeler, une réponse à un éventuel cas de force majeur. Nous en sommes pas là », a déclaré la coordinatrice de la plateforme Bê Oko, Léa Mboua Doumta.

De l’avis de Bê oko, une plateforme qui regroupe des partis politiques alliés au mouvement politique de Faustin Archange Touadera, les partis de l’opposition s’enferment dans la contradiction. Car, d’après Léa Mboua Doumta, l’opposition a exprimé sa ferme volonté d’aller aux élections à la date prévue et demande en même temps au président de la République d’organiser une concertation nationale avec les forces vives de la nation en vue d’arrêter un « chronogramme électoral plus réaliste ».

« La vérité, en dépit des déclarations tapageuses et des dénégations, est que l’opposition n’est pas prête à aller aux élections du 27 décembre et toute cette agitation se révèle être des manœuvres purement dilatoires », a renchérit  la coordinatrice de la plateforme Bê Oko.

Par ailleurs, la plateforme Bê oko, fustige ce qu’elle qualifie de grave diffamation les accusations portées contre le président de la République et certains membres du gouvernement par les partis de l’opposition.

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