RCA: la question du dialogue républicain au cœur d’un débat à Bangui

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Table ronde sur le dialogue républicain

Par Prince Wilfried NZAPAOKO

Bangui, 07 février 2022—(Ndjoni Sango) : La question de la tenue effective du dialogue républicain tant attendu par les Centrafricains, était au centre d’un échange fluctueux entre les représentants des organisations de la société civile. Cette rencontre organisée par la plateforme Tongolo Ti Bé Africa a eu lieu dans la salle de conférence du ministère de la jeunesse et des sports.

Le grand rendez-vous national sur demande de la classe politique d’opposition et accepté par le chef de l’Etat Faustin Archange Touadera, qui doit être tenu dans les jours à venir est l’une des préoccupations de l’heure. Le retour au bon sens de la citoyenneté de la Cod-20-20 qui s’est retirée entretemps de ce comité d’organisation pousse le citoyen lambda à dire que le problème des Centrafricains ne peut qu’être résolu entre eux.

Ce grand débat national qui devrait voir le jour depuis,  souffrait avant d’un  manque de volonté politique, des ressources financières pour sa tenue a,  enfin, retrouvé sa juste valeur. La République centrafricaine qui est l’experte d’organisation des dialogues et forums peut-elle retrouver une paix définitive suite à cette discussion ? Avec qui va-t-on organiser ce dialogue ? Quel serait alors le format exclusif de ce grand débat national ?

Ce sont là les problématiques soulevées et débattues au moment de cette table ronde qui était composée non seulement des organisateurs mais aussi d’autres Associations à savoir : La représentante des victimes et le mouvement I ké Houssou Houssou na Bé Africa. « Cette table ronde consiste à parler des problématiques du dialogue républicain, à savoir pourquoi ce dialogue ? Et avec qui ? Mes pensées vont à l’endroit des victimes de ces grands bandits de grand chemin. Le peuple centrafricain a beaucoup souffert à cause de ces ennemis de la paix alors doit-on laisser ces actes de barbarie impunis ? Les leaders de ces actes sont des étrangers nigériens, camerounais qui se disent défendeurs des peuls et ils doivent être punis » a déclaré le coordonnateur de ladite plateforme Stan Dobi Kokota.

L’on se demande si ce dialogue serait encore le même que celui de Khartoum signé à Bangui le 6 février 2019 avec pour format,  la nomination de certains leaders des groupes armés au poste de responsabilités telles  que ministres, conseiller politique ? Le partage du gâteau  va encore se répéter ? Les bourreaux des crimes contre l’humanité plus précisément les victimes seront encore impunies ?

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